Les chroniques à Dudu


 

Éloge de la cécité.

 

 

Qu’un voyant puisse faire l’éloge d’une infirmité aussi handicapante peut paraître une provocation. Et pourtant, ayant fréquenté des « mal voyants » selon un vocable hypocrite qui ne veut plus appeler les choses par leur nom, je peux témoigner de leur capacité à mieux appréhender la vie dans ses valeurs essentielles.

La première, qui fait défaut à beaucoup de ceux qui ont des yeux pour voir, c’est la capacité d’écoute. Les aveugles, car c’est comme ça qu’ils n’ont pas peur de se nommer, ont besoin d’une attention soutenue pour pouvoir dialoguer avec un interlocuteur. À défaut de lire sur vos lèvres, ils tendent l’oreille et semblent« boire » vos paroles. Il est apaisant d’avoir une conversation avec eux. 

De plus, il leur faut entraîner leur mémoire, qui suppléera intelligemment aux documents écrits, en étant immédiatement sollicitée dans une référence, une argumentation. Cette mémoire leur permet d’autre part d’avoir souvent une grande culture puisée dans des lectures déchiffrées en braille ou à l’écoute d’émissions plus enrichissantes que les variétés débiles.

Il est couramment fait référence à l’exacerbation des autres sens comme l’ouïe, l’odorat et le toucher.  Ajouter à cela un sens de l’orientation et de l’équilibre, on aurait presqu’envie de se crever les yeux pour se fier à ceux d’un labrador. 

J’ai écrit dans un magazine qui leur était destiné, un article sur les progrès plus rapides qu’ils sont susceptibles de faire sur des skis en raison du manque d’appréhension vis-à-vis d’une pente qui effraie les voyants, empêchant ceux-ci de privilégier la proprioception nécessaire pour maitriser l’équilibre. Autre sport qui nécessite une parfaite coordination sans appréhension visuelledes obstacles, est le golf où des champions comme  Zohar Sharon se distinguent. Ils peuvent également pratiquer avec talent l’athlétisme, la natation, l’aviron, la voile, le judo, le cyclisme qui font partie des sports paralympiques pour aveugles. 

Dernier argument, ils ne sont pas soumis à la « tyrannie de l’image ». 

C’est une sorte de confort que de ne pas être agressé par ces photos provocantes de vulgarité à la Une des journaux à scandales, et être épargné de la vision d’atrocités commises de par le monde sur les réseaux sociaux qui en sont le véhicule privilégié.

Qu’y-t-il de plus agaçant et futile que ces reportages sur site qui vous déroulent en boucle des séquences filmées qui n’apportent rien à la relation des faits. Les journalistes et leurs invités spécialisés enchaînent les banalités et les réflexions contradictoires sur fond d’images répétitives sans intérêt, et on a envie de dire « vive la radio ! », et que dire de la publicité envahissante qui prétend nous embellir la vie sur mensonges incessants. 

La musique leur est un mode privilégié, d’écoute et de pratique. Dans les variétés, on connaît le succès de chanteurs comme Ray Charles, Stevie Wonder, Gilbert Montagné. 

Dans d’autres domaines on peut citer des gens célèbres comme Homère, Galilée, et même Monet, à la fin de sa vie, qui étaient aveugles.

Souvent l’image retarde la réflexion ou la pollue. Les yeux précèdent la pensée et privilégient l’évidence apparente. Or, il ne faut pas toujours se fier à la première impression qui devra être modifiée, parfois contredite, par une analyse objective. 

La littérature et l’art en général, sont les instruments privilégiés de cette dichotomie. 

La pièce de théâtre de Yasmina Reza, « Art » en est l’exemple emblématique, qui révèle la faculté de chacun d’interpréter différemment ce qu’il voit en fonction de son tempérament ou de sa culture. Le bidet, rebaptisé « Fontaine » de Marcel Duchamps en est un autre. 

Avec des images « mentales », celles-ci,  on peutfaire une pause, retrouver son calme face aux événements traumatisants chaque jour renouvelés, se ressourcer dans la méditation. Loin des objets, loin des images, on ferme les yeux et on respire, mais on évite toutefois de se mettre la tête dans le sable pour tenter d’échapper à la marche du monde. C’est le conseil que je vousdonne en conclusion de cette petite réflexion sur la puissance du regard capable de corrompre notre jugement et qui devra peut-être se prolonger par un prochain éloge de la surdité.

 

 

Dudu

 


 


 

Qu’est-ce qu’être savant à notre époque ?

 

Il est toujours utile de consulter le dictionnaire lorsque l’on se pose ce genre de question, et pour faire suite à ma précédente rubrique, j’ai découvert qu’il existait des « savants idiots » au sein des patients atteints de ce qu’on appelle le « syndrome du savant » également appelé « Savantisme » qui, d’après Wikipedia, est décrit « comme un syndrome rare dans laquelle les personnes ont des troubles du développement (y compris l’autisme) et ont un ou plusieurs domaines de compétence, de capacité ou d'excellence qui sont en contraste avec les limitations d'ensemble de l'individu. Il peut être génétique ou acquit. »

Ces personnes ont en général un QI assez bas mais ont tous une mémoire prodigieuse, certains avec des capacités phénoménales en mathématique dont le calcul éclair, de mémoire photographique, de mnémotechnique, de génie artistique pictural ou musical. D'après Treffert, psychiatre américain, environ la moitié des personnes avec le syndrome du savant sont autistes, tandis que l'autre moitié a un autre trouble du développement, un retard mental, une lésion ou une maladie cérébrale. 

Le cinéma s’est inspiré de ce syndrome en campant des personnages comme « Rain Man », « Forest Gump » ou encore « Good Doctor ». Il aime également les savants fous du genre « Docteur Folamour », « Mabuse », « No » »… Quant à la Bande Dessinée elle nous divertit avec l’archétype du savant joyeux et distrait à la manière du professeur Tournesol.

Sans être atteint de ce syndrome rare, on rencontre des personnes « normales » dont nous admirons la culture et l’érudition, et que l’on peut désigner sans hésitation comme « savant », et qui nous enrichissent par leurs travaux et leur conversation.

Le Larousse en détaille les caractéristiques :  

 Qui a des connaissances étendues dans divers domaines ou dans une discipline particulière 
 Qui porte la marque de connaissances approfondies : 
 Se dit d'une revue, d'une publication scientifique.
 Qui dénote du savoir-faire,  de l'habileté 

 

On pourrait ajouter que notre littérature s’enorgueillit  de posséder des « femmes savantes » et le spectacle de chiens homonymes.   

En dehors de ceux qui témoignent d’une ou de plusieurs de ces compétences avérées, nous côtoyons à longueur de temps des gens qui se disent « savants », et il n’est que de prêter l’oreille aux conversations, dites de comptoir, pour se rendre compte du degré d’autorité de certains en matière de jugements culturels, de comportements sociaux et surtout de politique, qu’elle soit, étrangère, intérieure, juridique, sécuritaire, pédagogique, environnementale et j’en passe… Cela fait le charme des pauses après matches autour d’une bière ou d’un vin chaud.

 

Une chose m’interpelle en matière de sémantique, et je vais devoir prendre des précautions de langage en abordant ce sujet délicat. Que faut-il conclure lorsque je compare les travaux de véritables savants qui font des recherches sur l’origine du monde et de la vie sur terre, en envoyant des satellites dans l’espace ou en disséquant l’infiniment petit, qui fouillent les ruines d’antiques civilisations, qui font des études anthropologiques et s’intéressent aux génomes humains, luttent contre les maladies et ceux des « savant » (c’est  comme ça qu’ils sont perçus) salafistes engagés dont l’épistémè se borne à étudier et à commenter des écrits du VIIIe siècle qui prêchent la loi du Talion , interdisent toute forme d’art, récusent d’emblée toute théorie sur l’évolution, et dont les ouvrages font flores dans les librairies islamistes  

On vient de constater avec effroi à quelles extrémités sanglantes leur lecture dévoyée peut conduire. 

Il y a sans doute une forme d’habileté à promouvoir une telle confusion sur le mot « savant ».

On attribue à Montesquieu cette remarque savoureuse, qu’il faut remettre dans son contexte historique : « J’aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers ».  

Avec l’âge le savoir acquit s’estompe au rythme de la mémoire qui défaille, mais comme le dit Gabin dans sa chanson : « Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS ! »

 

 

Dudu


 

De l’idiotie 

 

 

 

 

 

 

On connaît la savoureuse réplique de Georges Courteline « passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de gourmet ».

 

L’auteur de « Messieurs les ronds de cuir » aurait sans doute pu inverser la phrase et  dire « passer pour un imbécile aux yeux d’un idiot est une volupté de fin gourmet » à moins qu’il y ait une différence sensible entre les deux termes.


Voyons les définitions du Larousse :

- Idiot : « personne sans intelligence dont les synonymes sont nombreux : abruti, imbécile, bête, con »…
- Imbécile : « qualifie une personne stupide, qui manque,d’intelligence avec des synonymes semblables : abruti, bête, crétin, andouille, con… »


Au vu de ces définitions une inversion semble en effet possible, mais il est évident que c’est pour la beauté et l’équilibre de la phrase que Courteline l’a formulée ainsi, car écrire que « passer pour un con aux yeux d’un con … », en dehors du fait d’être vulgaire, sonnerait beaucoup moins bien aux oreilles d’un « fin gourmet », cultivé et subtil par définition.


Pourquoi ai-je envie de parler d’idiotie dans cette énième rubrique qui est plutôt censée parler de golf ?


Parce qu’il me semble qu’elle n’a jamais été aussi présente dans notre vie quotidienne, notre environnement, et particulièrement en ces temps où les valeurs traditionnelles s’étiolent et où l’insécurité et la peur semblent paralyser un grand nombre de mes concitoyens. 


Prenons l’exemple des médias qui sont le lieu invasif du déferlement des idioties quotidiennes.


Un exemple d’actualité emblématique de cette idiotie crasse diffusée sur les écrans et les ondes, c’est cette polémique dérisoire sur le nombril des étudiantes qui perturberait les capacités d’attention de leurs camarades scolarisés. Ne peut–on s’interroger sur l’indécente futilité de ce sujet en regard des scandales que sont la recrudescence des femmes battues ou des enfants abusés par des proches, ou encore l’écho des conflits inquiétants dans le monde ?


C’est aussi cette approche par le petit bout de la lorgnette de prétendre que le port d’un masque, précaution vitale en dehors d’autres solutions, est une atteinte aux libertés fondamentales du citoyen, et d’en faire le sujet d’émissions polémiques envahissantes. 


L’idiotie c’est encore de donner la parole à des « people», autre façon de désigner la bêtise, qui donnent leur avis sur des sujets pour lesquels ils n’ont aucune compétence, ou au contraire utilisent celle-ci pour accentuer la confusion dans les esprits afin d’affirmer une personnalité arrogante, clivante et « anti-système. »


C’est de stigmatiser systématiquement avec des certitudes d’experts, les hésitations des responsables pour résoudre des problèmes sanitaires dont personne ne peut prétendre connaître la nature, tant leur soudaineté et leur originalité sont inédites, ni prévoir leur évolution dans le temps. 


C’est encore vouloir se préoccuper uniquement de l’audimat en laissant des histrions prononcer des propos dont l’outrance décrédibilise leur auteur. 


Les débats télévisés sont le plus souvent inaudibles en raison du manque  de respect  des interlocuteurs vis-à-vis des uns des autres qui se coupent la parole, à la manière d’un Trump ignare et insolent, président d’un pays où plus de la moitié de ses habitants pensent que le meilleur moyen de lutter contre la Covid est la prière…


Idiot ou imbécile le fait de vouloir réécrire l’histoire en déboulonnant ou en effaçant certains de ses acteurs comme le faisaient les Soviets en retouchant des photos ?


Idiot ou imbécile de se servir de ce qu’on appelle « les réseaux sociaux » pour harceler, divulguer des fausses nouvelles, des photos trafiquées, des contre-vérités ? 


Idiot ou imbécile de mutiler des chevaux ?


Le comble de l’idiotie est sans doute atteint avec l’abattage des arbres de la forêt amazonienne, poumon vital de la planète, pour permettre à des enfants obèses de se goinfrer de pâte chocolatée à base d’huile de palme.  Pourront-ils la remplacer par du miel lorsque les abeilles, en raison de l’incurie généralisée du monde agricole, auront disparu ? Cette idiotie le dispute au scandale de la pêche industrielle qui vide les mers de ses poissons.


Enfin, et pour recadrer mon propos, qu’y a-t-il de plus idiot que de tricher au golf en « améliorant » son score réel en se leurrant soi-même ?


Quant à l’imbécillité, on pourrait en donner le premier prix à cet individu qui, se trompant d’adresse, a tenté d’assassiner deux journalistes avec un hachoir, sous les yeux admiratifs de son géniteur.  Il y a des familles où on est con de père en fils !


Il est bien évident que ces quelques exemples ne constituent pas une liste exhaustive de l’idiotie universelle, et je vous laisse le soin de la compléter.


Puisque j’en suis à citer Courteline, je ne résiste pas à ajouter à la citation précédente, celle-ci qui me convient bien : « Je ne pense jamais, ça me fatigue ; ou si je pense, je ne pense à rien ».

 

 

Dudu

 

 
Les nouveaux amoureux 

                                   

           
 

Je me demande bien ce qu’aurait pu chanter Georges Brassens en voyant ces nouveaux amoureux sur nos bancs publics de nos jours.

 

La 2, la 3, la 4 G ne réussissant pas à nous isoler suffisamment socialement, on nous annonce une 5 G plus efficace, plus rapide, plus préformante et probablement plus nocive pour l’environnement, afin de courir tête baissée et toujours plus vite vers ce que Philippe Meyer appelait « un progrès qui fait rage et un futur qui ne manque pas d’avenir ».

 

Cette 5 G,  non contente d’affoler les hyménoptères et sans doute les oiseaux migrateurs par l’intensité et l’omniprésence de ses ondes néfastes, va permettre aux humains, déjà très isolés par la Covid, de ne plus communiquer que virtuellement, de ne plus se voir, se toucher, s’étreindre et encore moins de s’embrasser fraternellement et amoureusement. Cela va renforcer ce qui existe déjà depuis trop longtemps, à savoir les fameux « gestes barrières » qui nous isolent les uns des autres, nous transforment en zombies masqués dont on ne voit plus que les yeux inquiets et ternes, et qu’on  ne peut approcher qu’à moins d’un mètre.

 

Il n’y aura que les détraqués et les assassins qui chercheront les contacts physiques afin de violenter, de violer et anéantir leurs victimes innocentes et désarmées. Les forces de l’ordre, par contre, devront faire preuve de tact et de modération dans leurs interventions pour rassurer la population, essayer d’éviter tous ces crimes et poursuivre leurs auteurs.

 

Dans ce contexte anxiogène, on aimerait de nouveau croire que la musique adoucit les mœurs. Or, ce que j’entends dans les médias me semble être des sons et des paroles plus agressifs qu’apaisants. J’en appelle à Aznavour pour nous rappeler le temps des « Plaisirs démodés » et retrouver celui de danser « collé/serré » avec une partenaire qui me montrerait de nouveau son visage souriant.

 

Ce sont sans doute des considérations d’octogénaire inquiet, non pas pour lui, je vais bien merci, mais pour la marche du monde telle que nous l’appréhendons, et pour l’avenir que nous laissons à nos enfants et petits-enfants.

 

Je suis d’un naturel optimiste et veux penser que l’homme s’en sortira comme il l’a toujours fait depuis qu’il est sur terre, que nos dérives d’aujourd’hui seront les enseignements de demain, et que, comme le disait Hegel, je continue à aimer mieux « écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe »

 

Dudu           


 

 

Un triple ban pour le banc neuf ! 

 

 

 

 

Ça y est ! J’ai enfin pu poser mes fesses et reposer mon corps déjà fourbu par les huit premiers trous de l’aller sur ce banc tant réclamé et attendu par un nombre de plus en plus grand de membres dont la moyenne d’âge s’accentue inexorablement d’années en années.

 

Ne vous moquez pas les « jeunes », le temps passe plus vite que vous ne l’imaginez, et ce banc ne vous est pas interdit !

 

Ah ! Quel soulagement de faire une pose à ce moment et à cet endroit du parcours où ça « bouchonne » régulièrement les jours de compétitions.

 

 Les plus « motivé », inquiets de leur prestation à mi parcours, confortablement installés sur ce banc providentiel, en profitent pour sortir leur carte et calculer leur score avant d’essayer de gagner le concours d’approche.

 

Les autres reposent leurs jambes pour affronter le long transfert qui les mènera au 10 e trou avec peut-être une halte au bar pour acheter une boisson ou un sandwich.

Ce banc est d’autant mieux venu que pendant son absence on pouvait apercevoir avec envie, plus haut à gauche, le banc du 5 qui lui, était resté comme un défi à notre délassement.

 

Ainsi, nouveau spectateur assis et serein, nous pouvons contempler, admirer ou nous réjouir secrètement du « top » ou de la « gratte » de notre adversaire du jour en match-play.  

 

Ce repos transitoire n’est pourtant pas pour moi un gage de réussite pour atteindre ce green devenu plus accessible depuis la disparition du pommier planté là comme le célèbre « arbre d’Eisenhower » à Augusta qui contrariait son jeu  au départ du 17. Peut-être faudrait-il faire disparaître également ce bunker accueillant devant le green !

 

Quoi qu’il en soit, tout arrive à qui sait attendre, et nous sommes nombreux à rendre hommage à l’AS et à son président pour cette ultime amélioration du parcours que constitue ce banc pour lequel les nouvelles dispositions sanitaires ne nous demandent pas encore de le "désinfecter" à grands coups de gel hydro-alcolique ou autres produits antiviraux. 
 

Dudu



Sur le banc.

 

 

 Il y a sans doute peu d’entre vous qui se souviennent de cette émission culte de Radio Luxembourg animée par Raymond Souplex et Jeanne Sourza et qui s’intitulait « Sur le banc », déroulant jour après jour une série de sketches tous plus hilarants les uns que les autres. 

L’évocation de cette pièce aujourd’hui ne se justifie que par l’impatience que j’éprouve de revoir enfin ce banc que je réclame depuis 2 ans au départ du 9e trou. C’est sans doute celui où l’attente est la plus fréquente et la plus longue lors des compétitions. J’aurais aimé m’y asseoir pour déguster un petit pain fourré de chez Stéphane à l’occasion de la Summer Cup, ou m’abriter tranquillement sous mon parapluie lors de la « Pluie & Pluie Cup » qui a quand même été une réussite par la participation élevée des joueurs, par la somptuosité du buffet final et la variété des récompenses.  Il sera donc en place dans un avenir prochain me dit Matthieu, et on peut également se réjouir dès maintenant de retrouver la plupart de ceux qui avaient disparus tout au long du parcours. Alors avant de dire un grand merci à l’AS et à son président, je dis « wait and see » !

On peut s’attarder sur ce que le banc peut évoquer dans bien des domaines différents.

Ce qui vient à l’esprit lorsqu’on parle de banc, c’est la chanson de Georges Brassens et « ses bancs publics » sur lesquels viennent « se bécoter les amoureux » qui, n’en déplaise « aux passants honnêtes », ont « des petites gueules bien sympathiques ». 

L’un des scandales contemporain est la disparition de ces bancs publics dans l’espace urbain que l’on remplace par des sièges les plus inconfortables possible pour empêcher les « clochards » de s’y étendre. Voir un SDF sur un carton sur un trottoir est sans doute plus esthétique et admissible que sur un banc simple ou double à dossier central comme il y en avait dans chaque rue parisienne ou de grandes villes.

Les bancs sur les quais des métros et des abribus ont également disparus pour la même raison. La misère est inconfortable par définition pour ceux qui la subissent, elle met mal à l’aise ceux qui la contemplent.

Cette anomalie révoltante, inciterait des citoyens compassionnels à envoyer sur « le banc des accusés » les responsables de ce manque d’humanité afin de les inscrire « au banc d’infamie » !

 On connaît également « le banc de scie » qui lui, a les faveurs des ouvriers du bois et des bricoleurs de tous poils. C’est un engin qu’il faut manier avec précaution car avide de doigts et de membres humains. Il faut éviter à tout prix que cet éventuel handicapé soit mis « au ban de la société », et il pourra éventuellement se rééduquer sur un « banc de musculation », ou à condition de ne pas être manchot sur un « banc de gymnastique cheval d’arçons », ou encore sur un « banc de nage » pour de l’aviron…

Plus apaisant et esthétique, il faut connaître, au pied de la Dune du Pilat et face à la Pointe du Cap Ferret, le Banc d’Arguin, un banc de sable blanc qui change continuellement de forme au gré des vents et des courants marins. Arguin accueille une multitude d’oiseaux dans une réserve naturelle. On peut y deviner au loin un « banc de poissons ».

Le « banc de neige » est plus connu sous le nom de congère, un banc de roches est appelé une strate, et enfin, je vous soumets ce texte comme un « banc d’essai » avant de « fermer le ban ».

Dudu


En ce début juillet 2020, l’esprit paresseux entretenu par le confinement, je retrouve un texte des années 90, où l’on comptait encore en Francs.

Je vous le livre en vous priant de relativiser son actualité. 

Il était intitulé :

 

 « Un monde parfait »

 

« Jean-Guy, tu nous ferais bien une petite diatribe pour le prochain bulletin » m’a dit Charles-Henri.

« Diatribe » Cf Larousse) : critique amère et violente, pamphlet. »

J’en conclus que pour certains, mon Président en particulier, j’aurais, au mieux, l’esprit critique, et au pire de l’amertume et de la violence sans doute mal dissimulées. Il est vrai que par les temps qui courent, cela n’aurait aucun caractère d’originalité tant il semble que ce soit  une attitude très partagée par mes concitoyens, quoique très déconseillée, sous peine de saper le moral national. Aussi serait-il également mal venu par des propos critiques, des saper le moral des golfeurs, mes frères, qui ont déjà trop tendance à la cyclothymie en rapport direct avec la santé de leur swing. 

Le SWING, voilà un sujet pourtant qui ne prête guère à l’optimisme ! Celui qui vous dit qu’il « est en swing » est forcément un néophyte. Les joueurs confirmés savent que c’est un état tellement éphémère qu’ils n’en parlent plus, ou seulement à des intimes comme d’une crise d’hémorroïdes.  Le swing, c’est comme l’horizon : inaccessible ! Cependant nombre d’entre nous depuis dix ans, embarqués sur le golf du Perche qui tangue, roule et vire au milieu des vagues herbeuses et ondulantes de ses collines, poursuivent la même chimère avec l’espoir d’accoster un jour à bon port. 

Cette métaphore maritime, amis golfeurs, est peut-être de nature à vous rasséréner tant il est vrai, tous les marins vous le diront, que ce n’est pas le but à atteindre qui est exaltant mais le voyage et ses escales. Le Birdie peut être un petit oiseau des îles…

Mais ne joue-t-on au golf justement pour oublier les calamités conjoncturelles que nous inflige une époque de plus en plus moderne, comme dirait Ph. Meyer, où le progrès fait rage dans la mélancolie ? Aussi, tournons le dos au réel, entrons dans la parenthèse, franchissons le miroir pour retrouver le monde rassurant et traditionnel du golf régi par le « Royal et Ancien », cultivons les joies simples, les émotions pures, quasi enfantines que procurent la petite balle, les copains, les sorties, le bar et la table ! 

Que la croisière s’amuse sous le haut commandement de notre Pacha, seul (bon) maître à bord qui gouverne avec tant de sollicitude, d’abnégation et d’assiduité le bâtiment, sa route, son intendance et ses loisirs. E la nave va !

Dans ces conditions, Charles-Henri, pourquoi diatriberais-je ?

Parce que nous sommes de moins en moins de licenciés ? Cela nous permet de jouer en toute tranquillité. Parce que nous avons peu de jeunes ? Ne sont-ils pas très agaçants de jouer mieux que nous ? Parce que nous ne participons pas aux journées de promotion proposées par la Ligue ? N’est-il pas plus agréable de jouer entre amis ? Ces compétitions ne sont-elles pas envahissantes et improductives ? Parce que les arroseurs tombent de plus en plus souvent en quenouille ? Cela ne nous regarde pas. Parce que le buffet est passé à 90 F ? Cela incite à manger des sucreries tellement recommandées aux sportifs. Pourquoi ne pas se plaindre tant qu’on y est, qu’il fait trop sec cet été ?

Non ! Décidemment la diatribe cette fois, très peu pour moi !

De toute façon, « nobody is perfect ! »

Dudu


 

Mise au point

 

 

            Je viens de refaire mes premiers 9 trous depuis trois mois. Je dois faire amende honorable par rapport à mon dernier édito « décovid golf » envoyé hier. Les contraintes imposées pour jouer, ne sont pas si contraignantes que ça, en tout cas comme elles sont vécues au Golf du Perche !

            Nous avons pu, mon partenaire attitré et moi, faire notre partie aux heures qui nous sont familières, soit vers 14 h 30. La nouveauté a été de devoir retenir le départ par téléphone, mais cela correspond à une routine ordinaire dans tous les golfs, et cette démarche permet à Lolo de ne pas s’ennuyer derrière son bureau, si tant est qu’elle s’ennuie habituellement !

            Rien d’insolite sur le parking, où des immatriculations variées indiquent la notoriété de ce golf, ce qui est une bonne chose.

            Ne pas embrasser Lolo est une frustration, comme l’est celle que nous devons accepter avec tous nos amis et nos proches. Lui parler derrière une protection transparente  est devenu routinier dans tous les commerces et magasins, et n’empêche pas les échanges d’informations.

            Réussir son premier drive avec son nouveau drive offert pour son dernier anniversaire,  bien calé dans des chaussures neuves confortables, pas de bouchon devant et pas de bousculade derrière, contribuent à retrouver ce jeu agréable et le parcours toujours aussi beau.

            Les « mousses » provisoires ne sont pas gênantes, pas plus qu’elles ne facilitent le putting pour des pars en série, en attendant « l’éjecteur de balles » qui le sera sans doute davantage en raison des contacts qu’il nécessitera. 

            Par contre, j’ai dû constater que « les gestes  barrières »  ne semblaient pas nécessaires aux habitués que nous avons pu retrouver au bar, qui se sont moqués en voyant les masques que Gérard et moi avions autour du cou, ce qui est évidemment contraire aux recommandations officielles. Il est vrai que la terrasse permet une distanciation raisonnable et que boire avec un tissu sur la bouche ne soit pas vraiment pratique.

            On a retrouvé un Fabrice reposé et en forme, et une ambiance conviviale comme avant cette interminable interruption, ainsi que les propos plus ou moins tolérants et polémiques qui caractérisent les fameux « Gaulois réfractaires » …   

            C’était la mise au point d’un golfeur sceptique, mais heureux de retrouver le plaisir de pratiquer sa passion ludique et salutaire pour son équilibre physique et moral.

Dudu


 

Décovid golf.  
 

 

On a toujours su, ou pressenti, que le golf était un jeu « à part ». 

La permission qui nous a été donnée de le pratiquer à nouveau sous certaines conditions de protection sanitaire, nous en donne une nouvelle démonstration flagrante.

Le premier paradoxe qui nous frappe, c’est cette distorsion entre l’extrême simplicité théorique de ce jeu qui consiste à envoyer avec le moins de coups possible une petite balle d’un point A à un point B, et l’obligation qui nous est faite d’observer de nouvelles règles qui le compliquent, et qui ne figurent pas dans le répertoire officiel dicté par le Royal et Ancien de St Andrewdéjà bien difficile à appliquer.

On s’aperçoit alors, que ces mesures tatillonnes, nécessaires sans doute, ajoutent à la concentration indispensable du joueur pour envoyer correctement sa balle, une attention stressante supplémentaire pour observer les fameux « gestes barrières » édictés par la FFG. 

La convivialité inhérente entre joueurs d’une même partie est gravement entamée par la distanciation recommandée qui nous éloigne les uns des autres, avec le risque de considérer « l’autre » comme un ennemi, comme on peut le constater dans les rues où l’on croise des inconnus masqués comme des malfaiteurs.

Les « simagrées » recommandées sur le green enlèvent toute spontanéité et simplicité à ce jeu que les enfants pratiquent avec bonheur sur les golfs miniatures, à savoir envoyer une balle dans un trou en se jouant des obstacles qui balisent son parcours.  

Se laver les mains avant de toucher les hampes, se servir « d’éjecteurs de balles », éviter de toucher la balle du partenaire, garder ses distances avec celui-ci, ne plus lire sa ligne de putt avec lui, etc… donne à ce jeu un côté fastidieux et contrarie sa dimension détendue et chaleureuse qui le rend si attrayant.

Quant au 19 e trou, qui fait l’un des charmes du golf, comme peut l’être le baiser d’une bimbo au vainqueur d’étape, la réglementation en vigueur le prive d’une insouciance de bon aloi qui en faisait le lieu des retrouvailles et du réconfort pour tous, et en particulier pour les déçus du jour au score trop élevé sur leur carte. Y croiser des zombies au visage dissimulé derrière un masque n’a rien d’engageant avant de reconnaître au regard et à la voix, un copain rassurant.

Fabrice  s’efforce d’en atténuer la rigueur, mais là encore, la distanciation règlementaire fait régner, malgré tout, une ambiance un peu factice et moins spontanée, heureusement compensée par la qualité des mets servis. 

Et enfin, être obligé, comme dans un golf « normal », de réserver son départ, retire au Golf du Perche de son originalité et de sa souplesse tant appréciées par ses membres fondateurs.

Ces réflexions sont celles de quelqu’un qui n’a pas encore foulé le parcours, mais qui imagine ce que vous autres qui rejouez, peuvent ressentir.

Si je me trompe, tant mieux !

À bientôt quand même !

Dudu

 

   


 

   Propos  oiseaux

 

 

 

Voilà bientôt six semaines que je n'ai pas picoré une miette sur la terrasse du golf. Je suis désormais obligé de chercher ma pitance comme le  font la plupart de mes congénères, en chassant des insectes qui se raréfient, ou au loin, dans les déchets des humains négligents
 

Mais où sont-ils passé ces humains ?
 

Depuis un temps, que je trouve de plus en plus long, je n’en vois plus sur le terrain que trois ou quatre spécimens qui ne se déplacent qu'avec des engins qui font du bruit.   

 

Je constate qu’ils profitent de cette pose pour améliorer le parcours, et faire des travaux depuis longtemps retardés.

 

J'ai vu que Dudu pourra s’asseoir sur son banc au départ du 9 !

 

Heureusement que cette nuisance sonore ne dure pas, car cette désertion locale inattendue, a pour moi un avantage auquel je ne croyais plus : le silence de la nature qui nous permet, à nous les oiseaux, de lancer avec une force et une conviction retrouvées, toutes les trilles d'un désir printanier vers la partenaire qui trouvera que je chante mieux que mon rival. Je n'ai d'ailleurs pas tardé à la trouver, et nous avons fait un nid dans ce grand tilleul qui donne son ombre au restaurant, et que j'avais jusqu'ici évité en raison de l'agitation qui règne habituellement sous sa ramure
 

Pour nourrir nos petits qui n’ont pas tardé à éclore, il aurait été vraiment pratique de nous hasarder entre les jambes et sur les tables des clients de Fabrice. Mais le restaurant est fermé, et  je me demande comment Fabrice s’en sort sans recette depuis toutes ces semaines ?
 

Trouve-t-il comme moi certains avantages à cet arrêt forcé ? Du repos sans doute, lui qui a travaillé comme un forcené depuis qu’il a repris ce restaurant. Ce doit pourtant être un gros sacrifice financier, et il doit espérer comme moi une reprise rapide de son activité
 

Il y en a d’autres pour qui cette situation inédite doit poser des problèmes, ce sont les propriétaires du golf. Certes, Philippe et Charles ne comptent pas sur le golf de la Vallée des Aulnes pour gagner leur vie, mais ce doit quand même être un sérieux trou dans leur budget
 

Et puis je pense à tous ces habitués que je voyais en semaine et souvent les week end, ces inséparables qui après chaque partie s'attablaient pour boire leur  bière, un Chose ou une menthe à l’eau.  Pour eux la compensation est sans aucun doute les économies de bar à la fin  fin du mois. Qu'ont-ils trouvé comme dérivatifs, le golf  semblant être la principale occupation  de leur journée de retraités ?

 

Peut-être sont-ils abonnés aux cours en ligne de « Joël mon Coach de Golf » qui, moyennant finance, distille chaque jour des conseils et des exercices pour profiter de ce confinement pour améliorer son jeu « en chambre »
 

Vous voyez que pour une « tête de piaf »  je connais quand même pas mal de choses
 

Que faire en attendant de vous retrouver tous, golfeuses, golfeurs ?

 

Lire... pas seulement des revues de golf, mais redécouvrir les classiques de la littérature française « La Peste » livre prémonitoire, « Les Liaisons da  dangereuses »,  « Voyage au bout de la nuit » en oubliant le pamphlétaire antisémite, « Notre Dame de Paris » , « Les Misérables », « La terre », etc . Et  Et   puis les étrangers, « La Métamorphose », « Le portrait de Dorian Gray », « Le joueur », « Le meilleur des mondes », « Des souris et des hommes" ... Loisir d'intello, il est vrai !

 

Retrouver les auteurs de ces chefs d’œuvres  pourrait être un premier exercice qui vous divertira quelques instants.

 

Revoir « de Funès » à 14 h tous les jours sur la 2 devient vite fastidieux, et ceux qui n’ont pas de hobbies, de famille avec qui échange   sur « WhatsApp », de jardin,  d’aquarium… que sais-je,  risquent de sombrer dans l’alcool et la mélancolie
 

On se revoit quand ? J'ai hâte de vous retrouver dans vos tenues de golfeurs, surtout celles des Lelan. 

 

Votre président vous envoie une directive de la FFG pour une réouverture le 11 mai, qui, à mon avis de volatile qui n'en a pas l'usage, donne au  autant envie de reprendre un club  que de faire l'amour avec un préservatif. Il faudra pourtant en passer par là, l'abstinence est trop pénible ! 

 

Bon je vous quitte, j’ai une portée à nourrir, et je connais pas loin, une famille qui profite de ces beaux jours d’avril pour pique niquer, et qui  me laissera des trésors de nourriture.

 

Je ne vais pas vous dire prenez soin de vous, vous le faites bien-sûr !

 

Dudu

 

 

 

Pandémie 

 

            Je suis COVID, 19e  du nom de la grande famille des Coronavirus.

            Si il y a dans mon nom la notion de « couronne », c’est celle d’un empereur qu’il faut me ceindre sur la tête.  En effet, il faut sans doute remonter  aux empereurs romains et byzantins , d’Auguste en -27 av JC , jusqu’à Constantin XI en 1453 pour retrouver un tel pouvoir sur la marche du monde.

            Plus fort que Jupiter qui, avec ses éclairs interrompt les golfeurs quelques minutes, moi je les arrête pendant des semaines.

            Comment vous dire mon étonnement de voir à quel point ma minuscule personne a pu mettre à genou les soi-disant puissances mondiales, et obliger la moitié des habitants de la planète à rester chez eux, ce qui s’appelle en « confinement ».

            Je n’aurais jamais imaginé que l’ensemble des pays industrialisés, qui pensaient avoir trouvé l’alpha et l’oméga en matière de production de richesses et de progrès d’échanges commerciaux sécurisés et prometteurs, de recherches et de culture, se trouvent, du jour au lendemain, paralysés et impuissants à juguler ma subtile invasion virale qui affole tous les milieux économiques et sanitaires débordés. Si je n’étais pas si modeste, je rajouterais une rangée de diamants à ma couronne impériale.

            J’observe, toujours aussi ahuri, que j’ai réussi à démontrer par l’absurde, qu’il était possible d’avoir des politiques différentes pour diriger le monde, en prenant des dispositions jusqu’ici inédites en matière de distribution des richesses, de prise en compte d’inégalités sociales, de production dans les domaines industriels et agricoles, et de protection de l’environnement.

            Avez-vous vu qu’on ne meurt plus d’asphyxie à New Delhi, ni à Pékin ? Et si on doit encore mettre des masques (quand on en trouve !) à New York  ou à Paris, on peut   réentendre le chant des oiseaux, et retrouver un ciel d’azur comme avant le trafic aérien producteur de gaz à effet de serre, pollueur visuel et sonore. Les rues désertées par les voitures retrouvent le charme de leur perspective initiale, et les monuments et les musées, débarrassés de leur fourmilière touristique, un calme rassurant.

            Le gibier des forêts est enfin tranquille en ce printemps des amours, comme le sont les poissons dans vos mers polluées par vos rejets morbides et vos plastiques indigestes. Les thons rouges, les marsouins, les dauphins, les baleines frayent à nouveau sans craindre les filets mortels que leur tendent des prédateurs humains sans scrupules.

            Et chez vous autres les humains justement, je suscite une prise de conscience qu’il est possible de vivre autrement qu’à la recherche frénétique de posséder toujours plus, d’être « à la mode », d’acheter le dernier gadget sorti pour paraître « à la page ».  Je vous permets de redécouvrir les bienfaits de la réflexion et l’introspection, voire de la méditation si peu pratiquée dans la vie trépidante, et que permet cette parenthèse  existentielle devenue uniquement préoccupée par les gestes essentiels que sont, manger, boire, se reposer et aimer… Se distraire devant la télévision ou autres supports visuels, certes, mais aussi retrouver le plaisir de lire, d’écrire, de dessiner, de peindre, de tricoter, de coudre ou de jouer en famille.

            Pour les plus sensibles et compassionnels, savourer le bonheur de servir les valeurs de solidarité et de fraternité. Pour tous, permettre de séparer « le bon grain de l’ivraie » en condamnant par exemple, les comportements de certains dirigeants qui, sous le prétexte fallacieux de sécurité, profitent de cette crise sanitaire pour renforcer leur pouvoir en un régime dictatorial. On peut également discerner des comportements révélateurs d’un partie marginale de la population, des « profiteurs », des égoïstes, des malhonnêtes, face à des gens admirables de dévouement, de bonté et à l’écoute de l’autre.

           

            Loin d’être un macho, je mets en valeur les femmes qui assurent des tâches vitales dans le domaine de la santé ou qui se dévouent pour assurer un minimum d’activités sociales de première nécessité.  Par contre, je déplore le fait que des salauds en plus grand nombre, profitent de ce confinement pour violenter leur compagne ou leurs enfants.           

            Je permets d’autre part de révéler l’attachement des peuples à certaines valeurs très différentes et variées. Je peux souligner par exemple celle des Américains à donner priorité à l’achat d’armes (qui ne peuvent pourtant rien contre moi !), et dans l’oubli de toute solidarité, à faire de la surenchère sur l’achat de masques, respirateurs, et autre matériel médical, quitte à en priver d’autres pays qui les avaient commandés avant eux.

            La religion, comme à chaque fois que nous autres virus et microbes accablons vos misérables vies par des pandémies à travers les siècles, nous est d’un grand support.             Tout d’abord en organisant les rassemblements de fidèles qui se contaminent allégrement, et en nous investissant d’une divine mission expiatoire et punitive, considérant cette pandémie comme un châtiment envers les mécréants qui offensent leurs Dieux aux noms multiples en se vautrant dans le stupre et la fornication comme ce fut le cas à Sodome et Gomorrhe chez les chrétiens.

            Je suis heureux de constater que les élèves confinés m’aiment bien.

            Les sportifs de leur côté, privés de compétition, sont devenus des « experts en virologie » ou de généreux donateurs.

             Le revers de la médaille dont je viens de détailler quelques aspects positifs dont  devraient s’inspirer les humains au sortir de cette « expérience » sans précédent que je leur inflige,  c’est évidemment leur désarroi devant la catastrophe économique que cela peut entraîner dans un monde déboussolé.

            Les commerçants, les artisans, les artistes, le tourisme, la restauration, les usines sont à l’arrêt et les ouvriers aussi. On va quand même trouver des sous pour indemniser tout ce monde là. Cela pourrait être instruit à décharge pour moi !

            Bien sur, il faudra qu’à un moment ou à un autre on rembourse, la Banque Centrale, les organismes prêteurs, les créanciers donc, mais peut-être que les taux et les critères boursiers seront différents,  et pourquoi pas, l’influence de l’argent moindre que le bien-être du citoyen.  Certains humains sont rêveurs et optimistes !

           

            Si cette révolution morale et économique mondiale devait arriver, je crois  qu’on me devra une fière chandelle, et à défaut du Prix Nobel d’économie, de la reconnaissance  éternelle.

            Enfin, la réalité dépassant  la fiction, je me découvre également réalisateur lorsque je vois les Halles de Rungis réquisitionnées pour devenir une vaste chambre funéraire, ce qui rappelle furieusement le film « Soleil Vert » où les morts étaient recyclés en aliments.

            En attendant les Américains et les Chinois se disputent pour savoir si je suis l’un des leurs.  Je les rassure, je suis le fruit des amours entre  une chauve-souris et un pangolin…

            Covid-19 alias Dudu

 

 

 


En ce lundi où j’attends de la bouche du président à quelle sauce je vais être « con – sommé », dans cette atmosphère hors du temps, où chacun regarde l’autre comme un vecteur potentiel du fameux virus, s’en éloigne et rentre chez lui en se demandant ce qu’il va faire de tout ce temps libre, je voudrais vous  donner modestement l’occasion de passer un moment "culturel" et de vous divertir avec ces quelques lignes.

Toutes les époques connaissent des périodes de turbulences, et le XXI siècle semble découvrir la sienne d’une façon inattendue.

Certes l’heure est grave, mais relativisons un peu. Le XVIIsiècle fut l’un des plus  significatifs avec des événements sociaux et politiques qui agitèrent le monde et son humanité. Un petit survol de ceux-ci pour mémoire : disettes, famines, épidémies (déjà !), guerres interminables qui ravagent les régions où elles se déroulent, et sur le plan intérieur des complots contre le pouvoir royal, des luttes entre catholiques et protestants, que même l’Édit de Nantes n’apaisera pas.  Le progrès est pourtant incessant avec les sciences et techniques, l’exploration du monde et les échanges commerciaux mondiaux qui enrichissent certains, les moins nombreux, par rapport au petit peuple qui souffre et à qui la modernisation profite peu. Au fond rien de nouveau sous le soleil !

Louis XIV a l’ambition d’être le plus grand roi de l’histoire de France, et en effet celle-ci rayonne en devenant  la première puissance économique et culturelle de l’Europe, mais son règne est incontestablement arbitraire et, comme souvent, les dirigeants  prometteurs déçoivent, et Bossuet dans une lettre au souverain,  l’exhorte «  avant toutes choses, à s’appliquer à connaître les misères des provinces ». Ça nous rappelle quelque chose non ?

Et puis vint « le siècle des Lumières ». Devant la persistance, de nos jours, d’un certain obscurantisme, de certaines croyances irrationnelles et de comportements rétrogrades, on peut se demander si la notion de progrès intellectuel de l’humanité est toujours une ambition atteignable.

Çà y est ! Je vous sens lassés d’ennui,  mais permettez-moi de poursuivre en divaguant comme d’habitude…

Donc nous sommes « confinés » ! Le président l’a dit, car « nous sommes en guerre ».

Il se trouve que la plupart d’entre vous n’en n’a connu aucune ; temps béni !

Pour ma part, j’aurais dû laisser ma peau de sous-lieutenant dans les djébels d’Algérie, mais sursitaire, j’ai échappé en 1962 à cette fatalité, et j’en remercie ma mère et le destin.

Pour autant, les périodes qui suivirent ne furent pas des périodes de paix pour tout le monde, et la France participe encore à des expéditions de « maintien de l’ordre » dans différentes contrées mondiales, en particulier au Sahel, contre ce nouvel ennemi que constitue le djihadisme qui a durement frappé chez nous ces dernières années. 

Tout cela pour dire qu’il faut vraiment relativiser  notre situation actuelle, et que j’espère que cette nouvelle « guerre » contre cet ennemi d’un genre nouveau qu’est le COVID-19, sera rapidement gagnée grâce aux seules armes dont nous disposons actuellement : l’esprit patriotique, la « citoyenneté » responsable », c’est-à-dire pensez aux autres » ! Quelle révolution ! 

Si cette situation inédite  pouvait être le facteur déclenchant d’une nouvelle philosophie du « vivre ensemble »,  d’une nouvelle façon d’envisager l’économie mondiale, de consommer et d’enfin de se préoccuper de l’avenir de la planète en changeant nos habitudes de vie, ce coronavirus pourrait postuler au Prix Nobel  de la Paix…

En attendant, « restez chez vous ! »

Dudu

    

 

 

 

Des objets indiscrets

 

 

 

            Bien qu’on s’en défende, et que beaucoup essaient de cacher leur âge par divers artifices plus ou moins grossiers, voire ridiculement affligeants, il y a, aux yeux de leur entourage, des indices révélateurs qui ne trompent pas. La supercherie, s’il elle existe, sera dévoilée par la présence d’objets ou d’accessoires rendus nécessaires pour palier à la défaillance de certaines fonctions vitales.  Nous pouvons essayer d’en dresser une liste qui ne sera pas exhaustive, car les carences séniles sont diverses et variées.

            Dans le domaine sportif qui nous intéresse, est-ce que vouloir se doter du dernier driver réputé compétitif est un des premiers signes de sénescence ? Pas forcément, mais sans doute pour les plus âgés, un symptôme d’envie de se maintenir à un niveau de performance juvénile, en en ayant perdu les moyens.

            Par contre, l’achat d’un chariot électrique est sans conteste un geste décisif pour une commodité indispensable offerte à des jambes devenues moins alertes pour gravir le test que constitue de trou n° 4 !

            Je pense que les lunettes font partie de ces alertes précoces les plus visibles, pas forcément révélatrices de vieillissement,  la déficience oculaire étant largement partagée à tout âge, mais néanmoins significative, car il est rare que les quinquagénaires puissent s’en passer, ayant atteint une période de leur vie où l’on commence à se poser des questions existentielles.    

            La salle de bains est le plus souvent un lieu d’intimité, et heureusement, car elle exposerait aux yeux d’un observateur attentif  les divers objets probants qui se multiplient proportionnellement avec l’âge qui avance. Avez-vous remarqué que plus on vieillit plus on passe de temps dans cette pièce ? Cela s’explique par une toilette ralentie par des gestes moins alertes pour s’occuper de zones devenues de plus en plus difficiles à atteindre, mais aussi et surtout, par la présence sur le lavabo de tubes de crème, plus nombreux chaque année, que les soins de la peau, avec ses irritations et sa fragilité, réclament, et qui pour être correctement appliqués, allongent le séjour devant le miroir.

            On trouve dans le verre à dents, en plus du dernier modèle de brosse au manche ergonomique, un petit goupillon interdentaire pour extirper tous les résidus alimentaires d’une mâchoire qui les accumulent.  Le dentifrice est de plus en plus ciblé pour des gencives sensibles.

            Il n’est pas rare de trouver sur la table roulante à côté du lavabo, des bandages, du sparadrap et autres pansements courants, des bouteilles d’alcool dénaturé ou de désinfectants, des baumes cicatrisants pour soigner de petits bobos et écorchures qu’une certaine maladresse progressive entraine régulièrement.

            Sur le plateau du petit déjeuner, se trouve un pilulier qui distribuera les inévitables drogues sensées compenser des troubles vasculaires et cardiaques, voire soigner d’autres anomalies sanitaires inhérentes à l’âge.

            Le midi sur la table, depuis quelques temps, en plus des couverts en argent offerts en cadeau de noces qui vont enfin sortir de leurs étuis,  on trouve une petite boite de cure-dents devenus indispensables après chaque repas pour redonner une certaine aisance à la bouche.

            La maîtresse de maison a de plus en plus de mal à satisfaire les goûts culinaires capricieux du mari vieillissant qui doit suivre un régime, et exige des assiettes chaudes et des serviettes en tissu.

            Dans le salon, un fauteuil à bascule avec repose-pied semble indispensable pour la sieste postprandiale.

            Du côté de la chambre à coucher on peut découvrir qu’elle est équipée d’un lit articulé électrique qui sera le sage précurseur d’un hypothétique lit médicalisé de fin de vie.

            La table de nuit est également parlante. À coté du livre indispensable à la venue du sommeil, on peut voir un appareil auditif  dont les piles rechargeables sont dans le tiroir du meuble. On peut y voir également de petits morceaux de silicone destinés à éviter que certains orteils se chevauchent, ou encore des orthèses sensées redresser des hallux valgus ou autres malformations rhumatismales.

            La présence d’un chausse-pied à long manche laisse soupçonner une certaine ankylose chez son propriétaire, et dans cet ordre d’idée, le manque de souplesse qui s’accentue de jour en jour, l’oblige à recourir aux bons soins du pédicure.

            Il n’est pas exclu dans cette même démarche de faire appel à d’autres praticiens  du confort parmi lesquels peuvent se situer le kiné et la masseuse des centres de balnéothérapie.

            Dans ce même tiroir, à défaut de petites pilules bleues, se trouve l’inévitable boite de somnifères et accessoirement un emplâtre gastrique pour éteindre le feu de désagréables remontées acides.

            Si sous l’oreiller il est rare de trouver de nos jours, un bonnet de nuit, on peut y voir,  à côté d’un pyjama à manches longues, des chaussettes destinées à réchauffer des extrémités glacées par une circulation sanguine déficiente. Celle-ci nécessite à son tour des  soins spécifiques de prise de médicaments et/ou l’application régulière de pommades aux vertus stimulantes, souvent accompagnée d’une inclinaison drainante du sommier surélevé aux pieds.

            La calvitie étant le lot d’un certain nombre d’hommes pas forcement âgés, elle ne constitue pas un révélateur universel de vieillissement, toutefois les têtes dites inconsidérément « chenues » en l’occurrence, supportent de moins en moins la rigueur des frimas sur leur crâne dégarni, et, à défaut d’une perruque dérisoire, portent volontiers  une coiffure, allant du bonnet à la chapka, en passant par la casquette jusqu’au chapeau.

            Il est un autre objet, plus discret, mais indispensable dans la poche pour essuyer « la roupie » du vieillard, c’est le mouchoir.

            Et puis vient l’âge du troisième énoncé de l’énigme du Sphinx proposée à Œdipe, de « l’être qui marche à trois pattes le soir », soit le vieil homme avec sa canne.

            Enfin, pas à pas, de plus en plus courts et lents, le déambulateur peut s’imposer, avant le fauteuil roulant, ultime accessoire qui scelle une décrépitude inexorable.

            Se voulant distrayant, voilà l’inventaire, succinct et forcément incomplet, des objets et des comportements révélateurs de la marche du temps chez l’humain qui doit faire appel à tous ces procédés pour continuer à vivre au mieux des jours qui peuvent s’avérer  heureux et enrichissants malgré tout. 

            « Prenons garde que la vieillesse ne nous attache plus de rides à l’esprit qu’au visage » disait Montaigne.

 

Dudu (né en 40 )

 

 

 

Humeur mauvaise (suite)

 

 

Comme promis, voici la suite du « défouloir » entamé lors de ma dernière rubrique.

Elle s’inscrit dans la droite ligne de l’injonction de feu le président Pompidou : « Arrêtez d’emmerder les Français ! »

En cette fin d’année qui n’est pas des plus réjouissantes, elle participe au « ras le bol » national, mais voudrait quand même donner l’espoir de jours meilleurs dans une euphorie retrouvée mêlée  d’un peu d’humour.

Boire tue ! L’alcool (sans modération !) est malsain, mais les taxes qui s’y rapportent sont également une bonne source de revenus pour l’Etat qui ne saurait se passer de ses pochtrons, vignerons et autres bouilleurs de cru. Ces derniers sont un symbole du savoir-faire français qui est quand même régulièrement mis en accusation pour sa nocivité, traduite par des chiffres impressionnants que nous communiquent de soi-disant études scientifiques sur le sujet. Que n’a dit notre ministre de l’agriculture en plaisantant sur le vin qui ne serait « pas de l’alcool mais du plaisir ! » D’autre part, on parle du « paradoxe français », gage d’une bonne santé !

Je voudrais ajouter les dangers de l’eau, qui lorsqu’elle n’est pas polluée, mais absorbée en trop grande quantité, mène à la potomanie mortelle ; à moins que, acheminée par les réseaux en plomb, elle ne provoque le saturnisme. Voilà qu’on découvre que nos bouteilles d’eau, dite minérale, contiennent de l’arsenic ! Sans compter que l’eau tue également lorsqu’on se noie ; d’où les mesures ubuesques relatives à la protection des piscines… Les accidents domestiques sont plus désastreux ; mettra-t-on des barrières ou des alarmes dans les cuisines ? Mais la raréfaction de l’eau potable tuera bien davantage.

Se soigner tue ! On ne compte plus les bestsellers en librairie qui dénoncent la dangerosité de certains médicaments, provoquant par épisodes de grands scandales de santé publique. Cette fois-ci c‘est l’Etat qui paie et abandonne les bénéfices aux lobbies pharmaceutiques qui traquent les infortunés « lanceurs d’alerte » (Médiator !). Les accidents chirurgicaux sont plus rares, mais définitifs !

L’air que l’on respire tue ! Il devient progressivement irrespirable et dangereux, et la couche d’ozone se troue doucement comme une dentelle. Les pollens nous envahissent et multiplient les allergies. Les particules fines, voire les nanoparticules, encrassent et se répandent dans nos organismes, même, et surtout, à l’intérieur de nos pièces domestiques calfeutrées. Pour y pallier, ne respirons plus qu’un jour sur deux !

Téléphoner tue ! Ce nouvel objet devenu indispensable, que l’on se colle à l’oreille à longueur de journée émet paraît-il des ondes meurtrières ; quant aux relais qui les transmettent, ils incommodent les électro-magnéto-sensibles. De plus, l’Etat ne se contente pas de nous écouter et de nous suivre à la trace, il passe à la caisse !

Communiquer tue ! Avec l’objet ci-dessus décrit, on parle de « réseaux sociaux », nouveau mode d’importuner son voisin par des « Tweets », WhatsApp, Whisper, Skipe, etc. à toutes heures et en tous lieux. Harceler ses correspondants impuissants en envoyant des « fakes news » et autres horreurs par l’intermédiaire de Face book, Instagram ou autres, est devenu une perversion qui s’avère  bien difficile de contrer. On relate périodiquement des suicides d’ados victimes de ces comportements criminels.

Croire tue ! Les méfaits de la foi dévoyée ne sont plus à démontrer depuis que le monde est monde. Lorsqu’on songe que les fondements de la foi catholique commencent par un fratricide, on y voit déjà les prémices d’un massacre à la Saint Barthélémy et autres dates et lieux… Un pèlerinage à La Mecque n’est pas sans risque d’étouffement comme on le sait, et ne parlons pas des islamistes de tous poils qui idolâtrent la mort ! Voltaire était un visionnaire lorsqu’il disait « écrasons l’infâme ! ».

Aimer tue ! Depuis la venue dans les plus intimes déduits du VIH, prendre du plaisir est devenu aventureux et demande des précautions préliminaires assez incompatibles avec la sincérité et la spontanéité du désir… On est loin des amants de Vérone !

A l’énoncé de toutes ces menaces concernant notre environnement et notre vie quotidienne, et des tentatives contestables supposées les contrer, on pourrait dire que ces avertissements et mesures destinés à préserver notre confort et notre santé sont devenus tellement outrancièrement dérisoires, qu’ils n’atteignent plus leur but, et que les principes dit de « précaution » ne font que freiner l’esprit d’entreprise sans convaincre les consommateurs de leur utilité.

Alors récapitulons :

  • fumer tue, mais quel plaisir de pétuner avec un bon cigare
  • boire tue, mais quoi de mieux pour accompagner les volutes de fumée exhalées par le nez, qu’une bonne vieille prune ?
  • se soigner tue, où sont nos apothicaireset rebouteux du temps jadis ?
  • aimer le confort tue ! et le nôtre tuera un jour les Inuits…
  • conduire tue, aussi revenons à la calèche tirée par deux robustes percherons
  • manger tue, mais un plat de sauterelles grillées remplacera-t-il une bonne côte de bœuf au barbecue (cancérigène lui aussi !)
  • respirer tue, mais va-t-on stocker l’oxygène dans des bouteilles ?
  • communiquer tue ; que ne revient -on au temps des sémaphores ?
  • nager tue ; pourquoi nos ancêtres amphibiens sont-ils sortis de l’eau ?
  • bronzer tue ; ce teint de lait, qui a séduit Adam, seyait si bien à cette chère Lilith !
  • prier tue ; athée souhait !
  • aimer tue, Onan avait sans doute raison dans sa pratique !

Comme on le voit, et en un mot comme en cent : vivre tue !

Mais en prenant connaissance du dernier communiqué de la Commission terrain de l’AS du Golf du Perche,  je m’aperçois que j’avais oublié un autre fléau.

L’inconscience et l’incivilité de certains peuvent tuer !  À balles réelles !

 

Tous mes vœux de bonheur quand même !

 

Dudu

PS : voici un article dont chacun des chapitres devrait donner lieu à une opinion exprimée et contradictoire (forcément contradictoire !) à celle de l’auteur. 

À vos plumes !

 

 

 

Humeur… mauvaise !

 

 

 

Elle a peu à voir avec des considérations golfiques, et je vous prie de m’en excuser ! De plus je viens de m’apercevoir que c’est un sujet récurent d’agacement que j’ai déjà évoqué dans une rubrique de février 2011 sous le titre : « Le sale air de la peur ».

 

Il y a des matins en écoutant une pub qui vous veut du bien et vous vante une jouissance nouvelle, non seulement on en croit rien, mais il vous vient l’envie de dire « foutez-nous la paix, on ne vous à rien demandé » ! De même lorsque les médias nous soulent avec des « conseils »  dictés par les Ministères de l’Environnement ou de la Santé et de la Solidarité, etc.  Tout à coup, devant tant de « recommandations" infantilisantes, d'avertissements débiles, de mises en garde ineptes, d'interdictions contestables, j'ai envie de pousser "un coup de gueule défoulatoire", et je vous le soumets :

 

Pétuner tue !

Je viens de m’acheter une boite de cigares où je lis en caractères gras : « Fumer tue ». Y a-t-il une explication au fait que le commerçant qui vient de me vendre cette arme létale ne soit pas poursuivi pour complicité d’homicide ? Je n’en vois qu’une : le crime paie ! Il rapporte de l’argent à l’Etat complice de ce forfait. J’en viens à dire que certains de nos vices sont une source de revenus pour l’Etat hypocrite qui serait bien marri de nous voir nous amender.

Il semble que vouloir remplacer la cigarette par son avatar en « vapotant », ne soit  pas une assurance tout risque non plus !

 

Ainsi :

La vitesse tue ! Sur nos belles routes de France, piéger les conducteurs qui ont contourné la loi avec leur kit  « mains libres », mais qui n’ont pas ralenti à 60 km/h sur les quelques centaines de mètres jalonnant les axes autorisés majoritairement à 80 (!) ou dépassé de quelques tours/minutes les vitesses autorisées sur autoroutes, est un sport national. Compter sur ces infractions massives, comptabilisées chaque année sur le budget prévisionnel, est une autre perversion bien française. Les voitures banalisées, les radars postés à des endroits stratégiques, les jumelles planquées comme si elles avaient honte d’être vues, les nouveaux radars embarqués indétectables, tout cet arsenal répressif, soi-disant dissuasif et mis en place pour notre « protection », ne peut en aucun cas susciter l’adhésion citoyenne des usagers qui se sentent piégés, méprisés et infantilisés. Comment instaurer cette fameuse « confiance » que réclament régulièrement les dirigeants de ce pays, avec de pareilles méthodes qui relèvent plus de la traque qu’un appel à la maturité et à la responsabilité des gens ? Doit-on revêtir une casaque jaune pour être reconnu comme citoyen adulte et doté de raison ?

 

Manger tue ! On pourrait ajouter à ces considérations indignées, la nocivité des aliments dont on nous demande épisodiquement à grand renfort de campagnes médiatiques de nous méfier, sans toutefois en modifier le taux de TVA. Le sucre, le sel et les graisses tuent ! Le « bio » est suspect, les AOC sont sujets à caution, les OGM sont l’objet de tous les fantasmes, les adjuvants et les conservateurs peuvent être nocifs, l’eau de source n’est pas exempte de suspicion, le bœuf peut s’avérer être du cheval de rebut, et la viande être du « minerai ». Quant au poisson, raréfié par une pêche intensive, il est chargé de déchets plastiques, de mercure et autres métaux lourds... Ne pas oublier pourtant que la faim et la soif tuent plus sûrement !

 

Rouler tue ! Les carburants, qui rapportent tant à l’Etat, sont tour à tour voués aux gémonies et frappés d’anathème : c’est d’abord l’essence et son CO2, puis le diésel et ses particules fines que les pots filtrants n’arrêtent pas, ou encore les accus électriques qui laissent des composants mortels, sans parler de la dangerosité du GPL… Que choisir en dehors de la marche à pied ? La patinette ? Elle est dangereuse aussi !

 

Se chauffer, s’éclairer, tue ! Le nucléaire, souvent assimilé aux dangers de la bombe atomique, représente l’absolu cauchemar écologique, comme l’est le gaz de schistes dont on ne veut plus identifier l’existence en France. Remplacer les nucléaires par des Centrales à charbon ne me paraît pas la démarche la plus intelligente. Le mythe des énergies renouvelables fait tous les jours la preuve de son utopie pour assurer les besoins de notre pays qui ne saurait devenir un gigantesque parc de panneaux solaires ou d’éoliennes terrestres et maritimes, sans défigurer ses magnifiques paysages. De plus on connaît les aléas du voltaïque dans les régions peu ensoleillées. A défaut d’utiliser l’énergie géothermique ou marémotrice, les Centrales ont encore de beaux jours !

 

Le soleil tue ! Etre hâlé est suspect aux yeux des dermatologues. Sans nier leur dangerosité, je ne crois pas pourtant que les UV soient le principal danger dans les pays ensoleillés d’Afrique dont les populations s’exterminent depuis des siècles, à moins qu’ils ne leur tapent sur la tête au point de la leur faire perdre.

Pour ne pas vous lasser, j'arrête là ma démonstration, sachant que j'ai encore toute une liste de comportements mortifères à vous énumérer. Cela fera l'objet d'une prochaine rubrique que je ne manquerai pas de vous envoyer

 

Dudu

 

 

 

Encore un mot dit sur le gazon.

 

 

 

 

 

Selon que vous habitez le Sud Ouest de la France ou le Québec vous prononcerez « peu-loûseu » ou « p’louse ». Subtile variation sur la langue !

L’herbe est très appréciée chez « nos cousins » canadiens dont le pays est recouvert de neige au minimum trois mois l’an ; la verdure leur manque, et son apparition marque le début du renouveau printanier qui va permettre de renouer avec les joies des marches en tongs deux doigts.

Chez les autres, le vert est partout, tant les Pyrénées captent les nuées qui déversent sur la campagne et dans les jardins, leurs pluies abondantes une bonne partie de l’année. Aussi la « peu-loûseu » dans cette région,  n’est pas cette obsession que l’on observe chez certains pour qui elle est une marque de standing, comme peut l’être leur piscine.

Sachant, comme je l’indiquais dans une rubrique précédente, que le Sud Ouest a longtemps été occupé par les Anglais, ceux-ci, à conditions atmosphériques comparables, ont transmis leur savoir-faire en matière de gazon.

Mais les autochtones se moquent bien de leur gazon, il n’y a que le vert des pelouses des stades de rugby ou celui des parcours de golf, deux jeux hérités de leur ancien envahisseur, qui est l’objet de toute leur attention.

            Les anglo-saxons prétendent qu’il faut un siècle au minimum pour obtenir ces tapis de verdure qu’on appelle « gazons anglais » !

            Je connais un ami qui a essayé.

            Mon ami est un perfectionniste, et il aime se renseigner aux meilleures sources et internet lui a paru la plus fiable… Aussi, après avoir choisi comme semence le « Ray-Grass anglais », comme lui conseillait un soit disant expert du web, il a préparé derrière et devant chez lui, deux surfaces retournées à un fer de bêche, amendées au fumier de vache, débarrassées du moindre caillou, enrichies de terreau de feuilles, tamisées et soigneusement ratissées. Il a appris avec ravissement que cette opération s’appelait « préparer un lit de semences », lui qui ne fait jamais le sien…

Semés fin avril sur une terre réchauffée, les graines ont poussé en une quinzaine de jours, formant une fine moquette vert tendre du plus bel effet avec cependant quelques feuilles moins nobles dont il a fallu se débarrasser à la main au jour le jour.

Puis, pour obtenir un bon enracinement comme il l’avait lu, il a eu recours à un rouleau acheté spécialement et effectué plusieurs passages journaliers avant de tenter l’aventure de la première tonte.

 Lors d’un voyage en Angleterre dans le cadre d’un jumelage, mon ami avait appris que l’un des secrets de la bonne tenue des gazons locaux résidait dans la coupe au moyen d’une tondeuse spéciale à cylindre hélicoïdale, tondeuse qu’il n’a eu de cesse de se procurer après de nombreuses et coûteuses recherches. 

Les surfaces engazonnées assez réduites nécessitaient de nombreuses manœuvres auxquelles ce genre de tondeuse, volontairement alourdie par ses rouleaux, ne se prêtait guère. La volonté d’obtenir une pelouse impeccable, unique et insolite dans le quartier, l’a encouragé à persévérer pendant un moment malgré la pénibilité de la chose et le temps perdu. Plusieurs tontes hebdomadaires étaient nécessaires, sachant qu’il ne faut pas ramasser les fanes qui sont par nécessité très courtes afin de former un « mulch » sur place susceptible d’engraisser l’herbe sans l’étouffer.

Lorsqu’au bout d’un an méritoire d’opiniâtreté, le fameux « gazon anglais » ne se distinguait guère des gazons voisins, mon ami a déclaré forfait et repris son ancienne tondeuse.

Il n’a pas eu la patience d’attendre 100 ans !

 

Dudu

 

 

De l’enseignement

       

 

    J’ai jusqu’ici consacré trois rubriques à Virginie. Une première intitulée « Et enfin Virginie vint » en référence amusée à Malherbe en littérature, une deuxième sur l’air de « Félicie aussi ! » et enfin une autre sur l’air de « Capri c’est fini », écrite un 1er avril qui n’engageait à rien.

            C’est d’autant plus vrai, que je n’ai jamais abandonné les cours avec elle, et si je ne suis pas un de ses élèves les plus assidus, je trouve néanmoins le besoin de la consulter régulièrement comme on le fait avec son médecin quand on se sent un peu patraque.

            L’enseignement, du golf comme d’autres matières, se conjugue avec deux acceptions du verbe apprendre. Apprendre à… quelqu’un, ou apprendre… quelque chose. L’une est active, l’autre est passive.

            Le fait d’apprendre à quelqu’un demande, non seulement du savoir, mais aussi et surtout, de la pédagogie. De la psychologie également, et une bonne dose de patience.

            De même que la pyramide du Louvre ne peut plaire  à tout le monde, un enseignant connaîtra des critiques. :

  • ne sait pas suffisamment observer son élève pour corriger ses gros défauts
  • pratique un enseignement global qui ne tient pas compte des particularités de chacun
  • se contente d’appliquer une méthode standard sans imagination
  • ne suit pas ses élèves en dehors du cours
  • fait preuve de désinvolture
  • ne sait pas se remettre en cause malgré des échecs

 

            Moi qui viens de découvrir cet univers de l’enseignement à travers mon engagement bénévole auprès de demandeurs d’asile qui veulent apprendre le français, je me rends compte de la difficulté  de ne pas tomber dans ces travers, et qu’il faut pour cela, non seulement avoir un minimum de connaissances élémentaires qu’on acquiert avec des stages spécialisés, mais aussi de l’attention, de l’empathie et de l’enthousiasme. Qui dira que Virginie n’en  a pas ?

            Il est courant de dire que les enseignants font le plus beau métier du monde. J’en suis d’accord en y ajoutant celui de kiné, considérant que ces deux « vocations » se donnent pour mission d’éduquer ou de rééduquer, de former ou de restaurer des références vitales, mentales ou physiques, d’aider à réaliser des performances, si minimes soient-elles. Quelle jubilation que de voir un élève comprendre et réussir, un patient retrouver un maximum de ses fonctions, ou un débutant envoyer ses premières balles… pourquoi pas ?

            J’ai parlé de ce côté actif de l’apprentissage qui peut être, on l’a vu, valorisant et intellectuellement enrichissant pour l’enseignant.

            Le côté passif, c’est donc d’apprendre en tant qu’élève, lequel peut être assoiffé de savoir ou au contraire assez peu motivé, mais dans tous les cas il est important de noter qu’il a aussi des obligations et des « devoirs » :

  • le premier est le respect
  • le deuxième  est la ponctualité
  • le troisième est l’assiduité
  • viennent ensuite l’écoute, l’application, le désir de progresser
  • il faut aussi, et immanquablement, une relation de confiance et de considération l’un envers l’autre.

            Ces deux aspects de l’apprentissage, enseignant actif ou apprenant passif, ont en commun cette notion fondamentale de répétition : enseigner c’est répéter dit-on, mais apprendre c’est rabâcher, ce qui revient au même. Sur sa copie ou sur le practice, « il faut remettre sur le métier son ouvrage ! ».

            Je ne sais si Virginie se reconnaîtra dans cette rubrique, qui est plus didactique et moins humoristique que les trois premières, mais j’en profite pour lui renouveler toute ma confiance et ma reconnaissance pour l’engagement dont elle fait preuve pour une bonne marche de ce club, et pour son goût dans l’embellissement du golf, practice et autres lieux.

            Dudu

 

Golf et numérologie

 

 

La numérologie est un ensemble de croyances et de pratiques fondées sur l'attribution de propriétés à des nombres qui ont une valeur symbolique rapportée à l’homme cosmologique, et que l’on peut interpréter à partir d’une grille de lecture sur une base 9. Comme pour l’astrologie, les adeptes de cette pseudo science, sont persuadés de tenir un moyen infaillible de lire dans le futur et de pouvoir l’influencer dans sa conduite  au mieux de ses intérêts.

Se lancer à établir un profil numérologique est amusant et quelquefois assez troublant dans ce que nous appellerons des « coïncidences » avec la vie des intéressés.

Le principe est donc d’additionner les chiffres de sa naissance, en sachant que le 9 est égal à 0, et que tous les nombres au dessus de 9 sont ramenés à l’addition de ses composants. Cette opération vous permettra de connaître le chiffre correspondant à ce que les numérologues appellent « le chemin de vie » de chacun.

Je vous donne un exemple avec mon propre profil, qui soit dit en passant, prouve que ça ne marche pas à tous les coups.

Je suis né le 19 février 1940, ce qui donne en calcul numérologique, 1 + (9) = ; février = 2 ; 1(9)4(0) = 5. Soit 1 + 2 + 5 = 8. Si je crois le dogme,  le chemin de vie du 8 serait celui d’un être « entier, têtu, volontaire,  un battant qui grâce à sa détermination, va  soulever des montagnes. Le 8 ne supporte pas l’échec ». Il se résume dans les trois A : Ambition, Argent, Agressivité !

Vous me voyez comme ça, vous ? Moi je trouve que je supporte assez bien mes dernières places aux compétitions...

Pour mener à bien son chemin de vie, il faut un certain nombre de vertus nécessaires à son accomplissement, et lui donner un sens. Une autre grille lecture va nous permettre de savoir si nous possédons, ou pas, ces outils, en établissant un profil à partir de ses noms, prénoms, où chaque lettre va correspondre à un chiffre. Par exemple : J = 1 ; E = 5 ; A = 1 ; N = 5, etc.

Chacun de ces chiffres correspond à des qualités ou à des défauts qui vous permettront de réaliser, ou pas, ce chemin de vie en toute connaissance de cause. Il est certain que ma grille comporte des lacunes !

Pourquoi, golf et numérologie ?

C’est à cause du chiffre 9 que j’ai fait ce rapprochement.

Un parcours de 18 trous, c’est deux fois 9. Si je m’amuse à additionner les chiffres de l’aller, ça donne : 1+2+3+4+5+6+7+8+9 = 45 ; 4+5 = 9, soit ZÉRO !  Étonnant, non !

Le calcul du retour donne le même résultat, ainsi que l’addition des trous en tenant compte de leur handicap. Zéro sur un parcours, c’est l’équivalent du SCRACHT qui est le but de bien des pratiquants de ce beau sport.

Au golf, « The fairway of life is love » (zéro se dit « love » en tennis !).

Jouer négatif est une coquetterie de professionnels qui ont sûrement un chemin de vie 8 avec ses trois A !

Dudu

 

De l’âge

 

Dans ma dernière chronique, je vous parlais des coaches qui intervenaient sur le web pour vous donner des conseils, des astuces, des programmes d’entraînement personnalisés sur vidéo moyennant quelques euros, que, comme je le disais, j’économise.

La dernière que j’ai reçue de « Joël  MonCoachdeGolf » s’adresse aux « Séniors » !

Il dit entre autre : « Le golf est le sport idéal dès qu’on passe 60 balais … En effet il n’est pas violent pour le corps même si près de 200 muscles sont sollicités en même temps, à chaque swing!  

… Il ne sollicite pas exagérément le système cardio-vasculaire même si l’on marche entre 4 et plus de 10 km (9 trous ou 18 trous)

…Il faudrait être complètement miro pour ne pas remarquer que:

 1/ la souplesse diminue avec les années

2/ la masse et la tonicité musculaires ne vont pas en s’améliorant...

3/ l’équilibre devient de plus en plus aléatoire. »

… et que les premiers symptômes apparaissent sur les mises en jeu

et la perte de distance.

 

Tu l’as dit, bouffi !

Si le golf est un des domaines où l’âge diminue vos performances, il y a bien d’autres  inconvénients à vieillir, et pour lesquels Joël n’a pas de remèdes.

Autour du bar, les conversations des séniors continuent d’évoquer le beau sexe, et même d’en être l’un des principaux sujets en proportion inverse à sa pratique, et à propos duquel Rivarol disait : « La vieillesse n’est pas supportable sans un idéal ou un vice ».  Mais est-ce un vice que d’admirer la beauté, quand bien même on a de moins en moins d’arguments pour l’honorer ?

Si les commentaires entre amis sur la dernière partie sont toujours incontournables, l’autre inépuisable sujet des gens d’âge tourne autour de la santé. C’est une litanie permanente cernant le « tamalou ». Ces nouvelles préoccupations  constituent évidemment ce qui les distingue de la jeunesse, et que Julien Green résumait en disant : « Pour la jeunesse, le bonheur c’est jouir. Ne pas souffrir est le bonheur de l’âge ».

Il existe pourtant hélas, de dégradants  symptômes révélateurs de la décrépitude. Alors que j’avais à peine 40 ans, je me souviens d’un gamin qui saignait à la suite d’une chute, et à qui je tendais mon mouchoir pour s’éponger et qui m’avait dit: «  les vieux ils ont toujours un mouchoir dans leur poche ! » L’âge est très relatif ! Il est vrai que j’ai depuis longtemps un mouchoir dans ma poche… par commodité, et depuis un moment pour moucher « la roupie du vieillard » ! Je ne vous parle même pas de la silhouette qui s’affaisse, de la cuvette des toilettes qui s’éloigne de vous d’année en année, ni de la honte d’oublier le prénom de son dernier partenaire de foursome…

En revanche, et pour être positif, qu’y  a-t-il de plus réjouissant que de se faire battre par ses petits enfants dans une partie de golf, de scrabble ou d’échec ? On n’est pas tous des  « papy 2. 0 » !

De Gaulle disait que la vieillesse était « un naufrage », mais d’autres, en particulier des écrivains et des philosophes, y ont puisé des vertus, comme Victor Hugo qui soutenait que : « Ceux qui deviennent jeunes tard, le restent longtemps », et qui ajoutait : « Il est bon d’être ancien et mauvais d’être vieux ». Quant à Jean-Jacques Rousseau, il affirmait que : "La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse, la vieillesse, est le temps de la pratiquer ".

Il faut accepter son âge, même si la compétitivité  dans tous les domaines diminue de jour en jour. Non seulement on a l’âge de ses artères, mais on a surtout  celui de sa tête.

Et dans sa tête on a toujours vingt ans !

Dudu

 

 

 

Bilan d’un golfeur solitaire

 

 

            Lorsque j’ai eu la lumineuse idée de me mettre au golf, c’est à dire il y a plus d’une trentaine d’années je m’étais juré de tout faire pour accéder à un niveau plus flatteur que celui, bien modeste, que j’avais pu atteindre au tennis que je pratiquais à l’époque.

            En l’absence de parcours de golf à moins de 100 km de chez moi, je me suis initié à ce sport, vanté par un tennisman reconverti, en me plongeant, avec une boulimie de savoir, dans les ouvrages de Jack Nicklaus en bandes dessinées.

            Lorsqu’on touche pour la première fois un club de golf et qu’on envoie sa première balle à quelques mètres, on découvre une satisfaction inconnue que ne nous ont pas procurée les autres jeux de balles pratiqués jusqu’ici.  

            Il est vrai que cette sensation n’est pas ressentie par tout le monde. Certains sont tout de suite rebutés.  D’autres, fautes de réussite ou de persévérance, abandonnent après quelques essais. (Il paraît que 72.000 golfeurs ne reprennent pas leur licence chaque année en France, et plusieurs millions aux US!!!)...

Nous savons tous que c’est un sport ingrat, capricieux, frustrant, et qu’on soupçonne souvent ses pratiquants d’être de patents masochistes ; mais Sacher-Masoch ne prétend-t-il  pas qu’on trouve un  certain plaisir dans la souffrance ?

            Je crois plutôt que l’attrait de ce sport réside dans la recherche perpétuelle de découvrir, d’apprendre et de se perfectionner. Les joueurs professionnels, malgré leur maîtrise remarquable, n’arrêtent pas tout au long de leur carrière, de chercher à s’améliorer.

            Malgré une assiduité obsessionnelle qui a marqué les premières années de ma pratique, des attitudes proches du délire qui m’ont fait me réveiller pour relire un chapitre de la BD, décoller d’un coup de wedge la moquette de mon cabinet professionnel, casser les vitres de l’école maternelle d’en face en drivant dans mon jardin, envoyer des balles dans celui de mes voisins, tracer un mini 9 trous autour de la maison, défoncer un massif pour en faire un bunker, bricoler une tondeuse de green avec une perceuse, faire des divots sur le terrain de foot et essayer de reproduire entre deux rendez-vous le geste de Jack, je n’ai toujours pas senti ce que « faire swinguer le club » veut dire.

            Cette expression était celle de Paddy, le prof qui a contribué à faire naître le Golf du Perche, et que certains golfeurs locaux ont bien connu et apprécié, en tirant meilleur parti que moi de son enseignement. Je cherchais désespérément des moyens de m’améliorer, et pensais les trouver dans les revues spécialisées qui distillaient chaque mois des recettes et des « trucs » susceptibles de le faire. Aussi, une autre de ses recommandations était à mon endroit : « Monsieur Dubreuil, (car tout en étant chaleureux, il était très réservé dans ses relations avec ses élèves), arrêtez de lire ! »

           

            Je suis au delà de la troisième décennie de ma vie de golfeur, celle de la résignation paisible, qui aura été précédée d’une première où la passion l’emporte, suivie de celle de l’espoir, espoir qui n’est toutefois pas complètement éteint dans la persévérance du vétéran que je suis.

            A l’heure de l’internet, les coaches de golf envahissent la toile, et certains vous promettent le graal en proposant des vidéos miracles qui vous permettront d’allonger vos drives, de toucher les fers comme des pros, de régulariser vos coups, de jouer tous les parcours en régulation et de putter pour des birdies.

            Si Paddy était encore là, il me dirait, « Monsieur Dubreuil, arrêtez de regarder ces vidéos ! ». Je l’écoute en ne les achetant pas…

            A vous tous, qui me lisez avec indulgence, je vous souhaite une année de plaisir, de progrès et d’amitié partagée.

Dudu

 

 

 

De Noël

Dans un précédent article sur la frugalité, j’imaginais le préjudice que ce comportement pouvait faire courir au « Commerce » avec un grand C.

Ce « Commerce » a en effet souffert ces dernières semaines, mais pour un tout autre motif que je me garderai bien d’analyser ici.

Il est de tradition, en France et ailleurs dans le monde occidental, que ces Fêtes de Noël et de fin d’année, soient l’occasion pour un grand nombre de « casser leur tirelire » afin d’offrir des cadeaux. Ceux-ci sont quelquefois disproportionnés en regard des moyens financiers des offrants, mais ils témoignent des sentiments d’empathie, de respect et d’amour de ceux-ci envers ceux qui les reçoivent. C’est une période et une coutume qui peuvent engendrer  ce qu’on appelle « la magie de Noël »… et l’euphorie des tiroirs-caisses !

Contrairement à d’autres, uniquement sensées élever et sanctifier l’âme comme Pâques ou la Pentecôte, cette fête religieuse (qui a des origines païennes de la Rome antique, elle-même la tenant de rites ancestraux pour célébrer le solstice d’hiver), a la particularité de faire coïncider le spirituel et le temporel dans son expression la plus triviale qui est la « consommation ».

Pourtant le symbole de la naissance d’une divinité dans une étable, est un rappel du vœu de dépouillement prôné par le dogme, en regard du faste étalé au Vatican durant des siècles. Souvenons-nous d’une scène  significative dans le film « Le nom de la Rose » où débarque en Grandes Pompes une délégation papale au milieu de ces moines en robe de bure. De nos jours cette fête a amplifié  son coté mercantile qui semble l’emporter sur le rituel religieux.

Pour un golfeur c’est l’occasion de concrétiser une aspiration légitime à « s’élever » (c’est à dire à abaisser son index !) en souhaitant employer tous les moyens d’y parvenir, et qu’une publicité bien ciblée promet avec l’achat d’un « matériel » bien réel et concret, comme le dernier driver Callaway à 560 €.

Que ne lit-on pas sur l’importance du mental, domaine de l’esprit par excellence, dans la réalisation d’un putt, qui demande juste dans son accomplissement un geste physique précis et maîtrisé. Le réussir trois fois sur quatre est un art, comme je l’évoquais dans la rubrique précédente, qui concrétise la complémentarité et l’alliance du psychisme et du somatique qui pourront être largement aidés avec l’acquisition de ce putter Odyssey à 469 €. Merci Père Noël !

Est-ce vraiment une découverte que de réaliser que nous sommes un tout, et que comme Descartes  le décrivait, l’homme n’est pas un « animal-machine », mais un être doté de raison, de libre arbitre et de talent toujours renouvelé, avec le besoin d’agir et d’espérer.  Cette période des Fêtes est non seulement celle des cadeaux et des retrouvailles en famille, mais elle est aussi, et surtout, celle des vœux et des bonnes résolutions. Que l’on mette tous les atouts de son coté pour y réussir est humainement compréhensible.

Ce sont des recherches bien légitimes, car comme le disait Confucius : « La vraie faute est celle que l’on ne corrige pas ! »-

J’espère ne pas vous avoir mis trop de « trouble » dans l’esprit avec mes élucubrations, vous adressant mes vœux sincères en cette fin d’année et vous souhaitant le meilleur pour celle qui s’annonce pleine d’incertitude.

            Dudu

 

De l’art 

 

Une certaine indignation s’est levée en Chine à la vue d’une pub qui montrait une chinoise essayant de manger des pâtes et une pizza avec des baquettes. Le sentiment d’humiliation nationale l’a emporté sur la dimension humoristique de la chose. 

En effet il est difficile de faire de l’humour sans égratigner plus ou moins, voire blesser, quelqu’un qui se reconnaîtra dans la situation ou le personnage décrits. Pour ma part, je m’efforce à contourner désormais cet écueil, en essayant de caboter au large des côtes éditoriales dangereuses, pour vous entretenir et essayer de vous distraire avec des réflexions et des sujets de portée universelle. (Rien que ça, veinards !)

C’est ainsi que je voudrais vous parler de l’art sous toutes ses formes, car je m’aperçois que c’est un mot que j’ai employé dans mes trois dernières rubriques : « l’art d’être grand-père », « l’art de cultiver l’herbe », « l’art de vivre en dessous de ses moyens »…

Pour cette fois-ci, parlons de l’art dans le sport.

En commençant par une démonstration à contre courant. Reprenant l’exemple cité plus haut de la maladresse de la chinoise avec ses baguettes, et sans aller jusqu’à l’image de la poule et du couteau, je pourrais faire un parallèle avec ma propre difficulté pérenne à me servir d’un club de golf. Mes amis se moquent de moi depuis toujours en disant que je veux « jouer beau » ! C’est un fiasco total sur tous les plans, tant esthétique qu’efficient. Pourtant depuis trente ans, l’intention est bonne…

En effet (là où art rime avec dollar !), quel plus beau geste sportif qu’un swing de golf, tel que l’exécutent un Fred Copel, un Tiger Woods, un Rory Mcllroy… un Arthur Vauray ? On répète que ce n’est pas la force qui donne à un swing son rendement maximum, mais le relâchement, la souplesse, la vitesse et la combinaison maîtrisée des trois qui permettent d’obtenir le meilleur résultat. Dans ce sens, que le swing féminin est admirablement harmonieux et efficace !

Dans tous les sports « la beauté du geste » va de pair avec l’efficacité. Regardez le saut de Renaud Lavillenie tellement encombré de son bâton à la prise d’élan ! Et puis, dès l’impulsion, c’est l’enchaînement et la coordination de ce mouvement pendulaire complexe qui se construit et se regarde au ralentit comme un mouvement de danse aérienne très esthétique.

Dans d’autres domaines, quoi de plus plaisant à voir qu’un couple de patineurs qui s’enlacent avec grâce dans des arabesques glissées sur la glace; un champion de free-style propulsé à pleine vitesse  par un tremplin, enchaîner dans les airs des figures acrobatiques d’une folle hardiesse ; un plongeur qui exécute des sauts périlleux savamment tirebouchonnés du haut d’un plongeoir de dix mètres ; une gymnaste séraphique aux barres asymétriques ; un tir en extension d’un joueur de hand-ball ; l’envolée d’un gardien de but à l’heure du pénalty ; la grâce d’un cheval et son cavalier au saut d’obstacle comme a su la sublimer des peintres comme Géricault, Degas, ou Toulouse-Lautrec. En dehors de la marche à pied de compétition, assez disharmonieuse dans ses déhanchements, on peut dire que tous les gestes des athlètes au plus haut niveau, allient beauté et performance.

L’une des plus célèbres œuvre d’art relative au sport, date du Ve siècle av. JC et est attribué à Myron sculpteur athénien, et c’est celle du « Discobole » qui immortalise ce geste de lancer qui n’a rien à envier au swing des meilleurs d’entre nous.

A part ça, beau geste ou vilain geste, va dorénavant falloir se couvrir pour jouer.

Dudu

 

 

Eloge de la frugalité

 

A l’heure où la planète est menacée par une excès de tout : excès d’émission de gaz à effet de serre, excès de la pêche qui raréfie les ressources halieutiques , excès d’emploi de pesticides qui empoisonnent les consommateurs, excès d’exploitation des ressources naturelles, la surexploitation des forêts, de l’eau potable, la production toujours plus grande de plastique non recyclable, et j’en passe, il faudrait revenir à des comportements moins mortifères pour une survie de nos descendants, vers une « frugalité heureuse ».

C’est possible ! Un exemple nous en a été donné samedi avec la Coupe du Président qui nous a fait jouer notre parcours habituel avec des moyens restreints…

Une sorte d’image de la société était représentée dans sa diversité avec des « riches », les plus bas index, privés de 11 clubs ; les "couches moyennes", les plus nombreux, avec des index moyens ne disposant proportionnellement à leur classement que d’une partie de leur sac ;  et les "gens modestes" aux index au-dessus de vingt, à qui on a essayé de donner un plus en les dotant davantage, ce qui fut mon cas, qui a démontré par mon score, l’inanité du concept.

 En revanche, cela  a prouvé que la richesse et le talent s’accommoderont toujours des conditions que la vie leur réserve par leur pouvoir d’adaptation, leur intelligence et leur imagination fructueuse. Ils peuvent cultiver « l’art de vivre en dessous de ses moyens » !

Puisque 3 clubs ont suffi aux premiers pour scorer, pourquoi trimbaler 14 clubs durant le reste de l’année ? La frugalité dans ce cas ne s’est nullement révélée frustrante, au contraire : gain de poids, de temps, et peut-être une nouvelle philosophie dans l’achat futur de nouveau matériel pour réaliser une économie. Mais cela est une autre histoire, car la tentation est grande de se procurer le dernier cri de la technologie en matière de drives, d’hybrides et de putters. J'en connais qui ne résisteront pas !

En définitive, cette expérience a permis de confirmer qu’à parcours identique, on emploie systématiquement les mêmes clubs ; vraisemblablement pas plus de cinq pour la plupart d’entre nous sur les 18 trous de Souancé (à condition d’éviter les bunkers !) et qui améliorent quand même régulièrement leurs performances.

Le revers de la médaille, si une telle pratique se généralisait en soulageant notre portefeuille, serait qu’elle ruinerait les fabricants de matériel de golf. Mais serait-ce si grave ? La surproduction industrielle dans toute sa diversité, menace, elle aussi, l’équilibre écologique de la planète. Ce petit geste serait, à l’instar du « colibri » de Pierre Rabi, de « faire notre part », si minime soit-elle, dans la sauvegarde de la nature.

Je laisse à votre réflexion ce vaste sujet qui dévoile peut-être ma « frugalité » de pensée !

A part ça, on s’est fait un peu saucer, mais heureusement nous fûmes un moment « over the rainbow » !

Dudu

Les green-kippers 

            A l’occasion d’une Coupe des green kippers, je crois avoir déjà disserté sur ce que j’avais appelé me semble-t-il : « Faire pousser de l’herbe, considéré comme un des beaux arts ».

            A l’image de bien des références en matière de sport, ce sont les Anglais qui ont élevé cette chose, initialement d’une banalité navrante que de faire pousser de l’herbe, à un niveau de sophistication que le monde entier leur envie. La splendeur des pelouses de leurs jardins publics et privés ne lasse pas d’épater les visiteurs étrangers qui ne peuvent s’empêcher de demander la formule magique à leurs propriétaires. L’Angleterre, que de Gaulle a confirmé en juin 1962 comme étant « notre ennemi héréditaire », est peuplée d’irréductibles iliens qui avouent avoir tous les défauts, mais être un peu moins « ratés » que les autres, qui affichent un flegme plus ou moins contrôlé, qui sont fiers de leur intempérance, de leur élégance vestimentaire et de leur détestation de tout ce qui n’est pas « british », et qui répondent souvent avec leur humour reconnu, que pour avoir un beau gazon, ce sont les soins des cents premières années qui comptent !

            Cette culture spécifique a donc engendré des spécialistes qui sont en effet des artistes dont les compétences sont recherchées par tous les golfs de renom dans le monde. C’est ainsi que le Golf National de Saint-Quentin-en–Yvelines, à l’occasion de la Ryder Cup 2018, a fait appel à l’un des tout premier « jardinier de golf » contemporain, Alejandro Reyes.            

            Le fait qu’il soit Espagnol ajoute à l’universalité de cet art qu’il a appris toutefois au Royaume-Uni, et en particulier avec le gazon de Wimbledon, qui est en lui-même une performance horticole.

            Je raconte souvent que j’ai été, incrédule d’abord, puis émerveillé ensuite, lorsque, non golfeur à l’époque, j’ai foulé pour la première fois un green. Je me souviens ; c’était à Rochefort-en-Yvelines. Cette moquette verte me semblait artificielle.

            Cette impression semble partagée par certains écologiques qui ont une réticence certaine à l’encontre du golf et de golfeurs.

            En matière d’environnement, les trois griefs les plus fréquemment faits aux golfs sont une consommation d'eau excessive, voire un gaspillage de la ressource, un usage excessif de pesticides et d'engrais, et une appropriation foncière de milieux abritant souvent des habitats vulnérables.

            Pour ce troisième argument, il est vrai que l’on trouve en effet beaucoup de golfs qui sont situés près de zones balnéaires littoralessur des corridors biologiques et/ou corridors de migration aviaire où ils ont modifié et remplacé des milieux dunaires, de lande ou des tourbières sauvages.

             Les golfs privés sont souvent associés à la spéculation immobilière, foncière et financière, mais il est indéniable d’autre part, qu’ils peuvent présenter un intérêt touristique et attractif,  susceptible de dynamiser des villes ou des régions en déshérence. De plus, plusieurs études laissent penser que les parties densément boisées des golfs sont plus riches en oiseaux et (logiquement) en espèces forestières, et que certaines zones situées hors des parcours, le « rough », peuvent présenter un intérêt en tant que biotope, sur la faune et la flore. On peut également arguer que ces brèches dans une forêt, constituent des « pare-feux » très utiles.

            Le deuxième point est également réel, avec un emploi généralisé des pesticides dont les plus utilisés sont des désherbants sélectifs, des insecticides, des fongicides et des lombricides, qui permettent de soigner ou d’éviter « la fusariose » et autres maladie du gazon. Des études mondiales sont en cours pour trouver des solutions plus écolo-compatibles, en relation avec celles d’une agriculture dite « raisonnée ».

            Quant au premier grief, la surconsommation d'eau, il est récurent et parfaitement justifié. Le gaspillage ou le détournement du précieux liquide est le reproche le plus fréquent fait par les organisations de consommateurs surtout en région aride ou en saison estivale.

            Conscients du phénomène les gestionnaires de golfs, épaulés par des organismes de recherches scientifiques, multiplient les expériences de gazons transgéniques, sans doute contestés eux aussi, mais économes en eau, des recyclages d’eaux usées, de stockage de l’eau de pluie, d’irrigation maitrisée, de désalinisation de l’eau de mer, de « golfs bio », etc .

            Le sujet est vaste, parce qu’englobant des considérations environnementales, économiques, industrielles, technologiques, sociales, et que le bilan de son impact en terme de gains ou de pertes est difficile à établir.

            Une chose est sûre, le succès mondial de ce sport, pratiqué depuis la nuit des temps par des millions d’adeptes, prouve qu’il s’agit d’un phénomène de société, qui, à moins d’une catastrophe planétaire, n’est sans doute pas près de s’éteindre, et que l’avenir des green-kippers est assuré.

            Quant à nous, à Souancé, nous pouvons nous réjouir d’avoir un artiste en la personne de Gilles que nous félicitons, ainsi que son équipe, et que nous remercions chaleureusement pour nous permettre d’assouvir notre passion, dans un environnement naturel, sans état d’âme, avec un minimum de nuisance environnementale.

            A part ça, comme il est dit dans « Games of Thrones », l’hiver arrive !

Dudu

L’ennemi intime

            Empêché par l’agréable dérivatif de pratiquer l’art d’être grand-père, je n’ai pu participer à la journée « octobre rose ». Il s’est agi par cette manifestation caritative de s’associer, avec nos modestes moyens, à la lutte contre un ennemi qui nous guette tous : « le crabe » !

            Ce n’est pourtant pas de cet ennemi-là dont je veux vous parler aujourd'hui. C’est de celui qui me gâche une partie du plaisir de pratiquer pleinement ma passion du golf, j’ai nommé : moi-même !

            Il n’est pas pensable que l’animateur du « coaching mental » lors de la journée que j’évoquais plus haut, n’ait pas parlé de ce dédoublement de personnalité qui s’opère lorsqu'il s’agit de taper dans la balle. Il est courant de voir un joueur, fâché avec son swing (ce qui m’arrive plus fréquemment qu’à mon tour), qui, selon son tempérament plus ou moins coléreux, en délicatesse  avec ses nerfs ou  encore perfectionniste, va se morigéner, perdre son sang froid ou s’insulter comme s’il s’adressait à quelqu'un d’autre qui l’aurait contrarié. On pense au « Joueur d’échec » de Stéphan Sweig où le personnage « M.B. » se révolte contre lui-même: « Joue ! Mais joue, poltron… Lâche ! … » 

            On voit même des manifestations plus spectaculaires, très préjudiciables pour le matériel !

            Le « surmoi » ne contrôlerait plus le « moi » ? Ou plutôt, serait-il devenu à  ce point gênant en exerçant une surveillance permanente qui empêcherait le bon déroulement d’un geste tant de fois répété dans le vide avec harmonie et souplesse, et qui, par on ne sait quelle perturbation de l’esprit, se déréglerait en situation ? Je ne pense pas être un cas unique, et j’aimerais savoir ce qu’en a pensé le fameux coach. Vous a-t-il trouvé un début de solution ? Si oui, je cours le consulter dès que possible…

            En principe, l’adversaire premier et immédiat du golfeur, c’est le parcours qui, dit-on, se « défend ». Sa défense est palpable et répertoriée par sa capacité à refuser de scorer sur certains de ses trous dont le handicap révèle la difficulté. À moins de modifier son tracé, cet adversaire est stable et prévisible. Le lutin, l’alter ego qui est en nous et qui nous observe, goguenard, ne l’est pas. On lui donnerait volontiers des claques, mais c’est en définitive nous qui nous auto- flagellons !

            L’autre adversaire peut être celui que l’on affronte en « match-play ». La pratique démontre que l’on ne joue pas de la même façon dans cette formule que lorsqu’on participe à une compétition individuelle en « stroke » ou en « stableford ». On adapte son jeu sur celui de l’adversaire si l’on est en pleine possession de ses moyens. Mais ceux-ci peuvent vous trahir. Quelle meilleure illustration récente que celle que nous a donnée Tiger Wood, revenu au meilleur niveau, qui en équipe n’arrive pas à s’intégrer et même il peut perdre contre un adversaire moins capé que lui comme John Rham. On ne peut pas dire que ce garçon manque de pratique et de mental, mais un « tigre » en cacherait-il un autre ?

            On a coutume de dire que les quelques centimètres que nous avons entre les oreilles sont plus importants et redoutables que les 600 verges d’un par 5. Il est incontestable que c’est en effet dans les méandres de notre matière grise que se dissimule cet ennemi familier, intime, empêcheur de swinguer… droit ! Qui saura m’en débarrasser ?

            Cette schizophrénie, qui n’a pas, dans un autre domaine, empêché un Vincent Van Gogh de devenir un génie,  n’est sans doute pas irrémédiablement partagée par tous les golfeurs ; c’est tout le bien qu’on peut leur souhaiter !

            Pour une fois, la couleur du ciel nous importe peu, à moins que le rose d’une aube radieuse, ou celui d’une journée solidaire et généreuse, ne redonnent aux malades de l’espoir, à l’instar des « sapins » éponymes.

            Dudu

 

Golf en Cote d'Opale

Les chroniques à Dudu
Les chroniques à Dudu
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Les chroniques à Dudu
Les chroniques à Dudu
Les chroniques à Dudu
Les chroniques à Dudu
Les chroniques à Dudu
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Les chroniques à Dudu

Et pour quelques euros de plus…

vous avez du plaisir.

          Le golf, en dehors de quelques désagréments épisodiques (qui peuvent durer, je vous le concède) est un loisir qui permet de se dépayser à peu de frais. Autant les courts de tennis, les terrains de foot, de rugby, de basket, de volley,  sont identiques au mètre près, autant les parcours de golf sont divers et variés, plats, boisés, verdoyants, vallonnés ou maritimes, le plus souvent dans des régions attrayantes et touristiques permettant aux accompagnants de s’enrichir des cultures locales.

         Cela a été confirmé, par le choix de Matthieu, épaulé par Romain, que nous remercions chaleureusement, qui ont organisé cet événement.

        Nous étions donc une troupe de 29 personnes, dirigeants et accompagnants compris, qui se sont retrouvés pour la sortie club « Golf en Côte d’Opale ». Malgré quelques péripéties nocturnes de certains, certaines,  qui se reconnaîtront, l’effectif était au complet le samedi 6 au matin sur le golf de Nampont Saint Martin, un « in land » comme on dit en français, qui se déploie autour du château et des rives de l’Authie. Les fairways en sont larges avec de grands greens, peu roulants. Par groupes, les joueurs étaient répartis pour permettre de mieux se connaître entre joueurs plus ou moins récents au club. Il y avait peu « d’anciens » !

       Le soir, nos chambres étaient réservées à l’hôtel « La Terrasse » à Fort Mahon Plage. Après un dîner de fort belle tenue, arrosé de bonnes bouteilles, et agrémenté de chants d’une chorale improvisée, il y eut une remise de prix qui a permis à d’aucun de choisir des coupe-vents roses du plus bel effet. Je vous laisse deviner le nom du dernier que Matthieu a tenu à récompenser généreusement…

     Le lendemain, nous avons joué sur le golf de Belles Dunes à la même adresse. Sa présentation nous dit qu’il s’agit d’un link qui serpente au milieu du plus beau massif dunaire d’Europe, et qui serait classé parmi les 100 plus beaux golfs européens ! Nous espérons que quelques souvenirs photographiques le confirmeront aux absents.

        J’aime à dire, que le golf est avant tout esthétique, tant dans son geste harmonieux (hum !) que dans sa pratique, (re hum !). J’ai eu le plaisir de jouer en compagnie de Guillaume, un esthète reconnu, dont la technique académique n’est pas toujours récompensée par le score final. Peu lui chaut ! Il revendique le plaisir d’apprécier l’environnement qu’il place au-dessus de la performance. A défaut d’avoir un drive identique, nous avons au moins ce point commun, qui nous l’espérons est partagé par nombre de ceux qui se sont retrouvés avec un réel plaisir à cette occasion.

      Une organisation aussi parfaite et attentionnée que celle-ci, ne me permet pas hélas de déployer mon habituel mauvais esprit, ni de brocarder qui que ce soit.

       

       Les croque-monsieur était parfaits à 16 h, mais ils ont quand même eu du mal à rassasier l’appétit de Lucien que les dix bornes du parcours avaient creusé. Il y a jusqu'à Louis qui n’a pas jeté de club, c’est dire !

 

 À part ça il a fait beau ! C’est même là qu’il a fait le plus beau en France ce WE !

Dudu

"La" Peugeot 

Du groupe PSA, que j’ai l’envie de traduire par « Parcours Sans Auteur ». Pourquoi ? Parce que je viens d’apprendre avec quatre ans de retard la mort de l’architecte de ce parcours que vous foulez avec ravissement, vous, les membres du Golf du Perche, sans vous poser la question de son auteur. Sans doute, à l’heure actuelle, peu d’entre nous ont connu Laurent Heckly. Ce n’est pas une raison pour l’oublier. C’était un homme charmant, architecte de son état, qui avait échangé la crosse de hockey sur glace qu’il pratiquait à un haut niveau, pour des clubs de golf qu’il maniait avec beaucoup d’habileté. Ami de Philippe de Yturbe, il avait accepté de concevoir ce parcours par étapes successives jusqu’à ce dessin définitif que nous connaissons et apprécions par sa simplicité et le respect du relief naturel de ce joli coin du Perche. Merci à toi, Laurent !

Une soixantaine de participants se sont présentés pour cette compétition qui devient traditionnelle dans le calendrier annuel. Les organisateurs ont paru satisfaits de ce succès, et ont remercié Matthieu et Romain pour le parfait déroulement de l’épreuve.

Stéphane Grangeon et Philippe Poulain en série 1, ont remporté haut la main cette compétition avec 42 points bruts. Et voilà qu’en 2e série les Lelan, Stéphane et Nathalie refont parler d’eux en la remportant avec 36 points bruts. Il n’y avait pas de concours d’élégance, mais il n’aurait pas pu leur échapper avec leurs harmonieuses tenues de couple.

Maxime Blanchet, sans surprise, a remporté le concours de drive, et le concours féminin est revenu à Isabelle Floury avec son irrésistible swing de 360 ° ! Le vainqueur du concours d’approche m’excusera de ne pas avoir retenu son nom.

N’ayant pas fait de démonstration, on ne sait pas si Marc Thévenon sait encore se servir d’un vélo qu’il a gagné au tirage au sort.

Je dois enfin remercier Matthieu pour m’avoir fait vivre une expérience nouvelle, à savoir, partir en dernière position en fin de matinée, ce qui implique de trouver une place sur un parking plein, de se munir d’un « en-cas » pour la route au lieu de s’attabler pour savourer un plat préparé par Fabrice, de trouver un buffet vide à mi-parcours vers 15 h, de subir les retards accumulés par les parties précédentes et d’être attendu par Romain pour enregistrer les cartes de scores qui permettra la remise des prix attendue depuis 5 heures par les premiers arrivants.

Un autre merci, satisfait celui-ci, de m’avoir donné Marie-Thérèse comme partenaire. Son jeu, sa gentillesse, son humour m’a fait passer une journée des plus agréables, en espérant que cela fut réciproque. Nous sommes un peu déçus de notre résultat que nous aurions pensé plus flatteur, mais, cette fois-ci encore, et grâce à elle, j’ai évité la cuillère de bois avec l’avant dernière place. Merci à toi Marie !

À part ça il a fait beau.

Jean-Guy

La Mille Meunier 2018

            La Mille Meunier est invariable, comme le sont Mille et Meunier qui ne prennent jamais d’S. Or, pour un chroniqueur sachant chroniquer, que dire de saillant, d’imprévu, voire d’humoristique, susceptible d’intéresser le lecteur, sur un événement  immuable, prévisible, habituel, mais sans conteste agréable à vivre. C’est justement ce côté convenu, bon enfant, consensuel, qui gêne ma verve habituelle qui se voudrait volontiers corrosive.

Aussi posons-nous la question :

Qu’y a-t-il de variable dans le fait que cette compétition a lieu en juin ?

Qu’y a-t-il de variable dans le fait qu’elle attire de nombreux compétiteurs (67 c’est pas mal non ?)

Qu’y a-t-il de variable dans le fait qu’elle est très bien dotée avec de nombreux lots de valeur ?

Qu’y a-t-il de variable dans les discours brefs, apprêtés et rituels du président et du sponsor ?

Qu’y a-t-il de variable dans le fait que ce soit toujours les mêmes, Catherine Craveia,   Stéphane, et Maxime Blanchet, Matthieu Branchu, et quelques habitués des places d’honneur qui ramassent les premiers lots ?

Qu’y a-t-il de variable autour de ce punch immarcescible où chacun détaille son parcours gâché par des putts ratés d’un cheveu que l’on continue de couper en quatre pour la chose la plus insignifiante qui soit : taper dans une balle ?

Qu’y a-t-il de variable de constater que je porte régulièrement bonheur à mes partenaires qui font souvent des scores honorables et primés ? N’est-ce pas Babeth ?

Il y a pourtant plusieurs variables qui nous ont surpris :

  • La couleur du ciel variable, qui ne m’a pas permis de qualifier de Millemouillée, ou de Millesoleil  cette  14 éme édition généreusement offerte par Marie Bath et Jef que nous remercions invariablement et chaleureusement.
  • Le fait que « la conjoncture » économique ait permis cette reprise après deux ans d’absence.
  • Le fait que, pour une fois, il n’y avait pas de boissons alcoolisées à distribuer.
  • Et enfin, l’abandon de la dernière place de votre serviteur au profit de deux charmantes dames, Brigitte Thevenon et curieusement une Blanchet… Catherine, que je suis désolé de balanstiquer.

    A part ça, il a fait (relativement) beau !

    Dudu

Le Lion’s et le crabe

Ce n’est pas une fable inédite de La Fontaine, mais le titre qu’on pourrait donner à la compétition caritative de ce dimanche 3 juin 2018, organisée par le Lion’s Club de Nogent en partenariat avec l’association « Lisa » .

Yannick Huard en est le président, et fut avec l’aide de Christophe Charlot, le promoteur de cette manifestation en compagnie du président du Lion’s Perche et Thymerais, le colonel Maunoury aux allures très british qui faisait penser au héros de Pierre Daninos , le fameux major Thompson.  Est-ce son influence qui a donné l’idée à Fabrice de nous proposer des « Fish and chips » au repas de midi ?

45 joueurs ont voulu montrer leur solidarité, et certains leurs mollets, en participant à cette compétition.

Personnellement j’aurais des raisons de ne pas être satisfait de cette journée, pourtant ensoleillée, lorsque je lis le score final inscrit sur ma carte, par exemple : 10 points stableford ! Difficile de faire moins sans le faire exprès. Ou encore lorsque j’ai été, avec mes compagnons de partie, outrageusement retardé par la partie précédente que j’aurai la charité de ne pas dénoncer, car ils se reconnaîtront sans vergogne et qu’il serait malvenu de critiquer en raison du rôle responsable de l’un d’entre eux.

Il y eut par contre de bonnes raisons de passer une agréable après-midi parmi lesquelles je privilégie la compagnie de mes partenaires, Isabelle et Jef.

Chez Isa tout n'est que douceur, fluidité et arrondi comme en témoigne son swing qui forme un cercle de 360 ° d'une remarquable efficacité.

Quant à Jef, avec son nouveau look interlope, même en petite forme, sa placidité n’a d’égale que son humour, et c’est tout le secret d’une partie conviviale.

J’ai enfin la satisfaction de reparler de Stéphane Lelan, abandonné des chroniques depuis des mois, et qui s’est distingué en remportant le concours de drive, ainsi que celui de la meilleure approche, pouvant mériter de ce fait les nouveaux patronymes de « Lelong » et « Lecourt ». Félicitations Stéphane !

Patrick Caillard et Arthur Vauray en première série, Philippe Bocquier en deuxième et Romain Lenfant en troisième, se sont classés en tête de cette généreuse compétition qui a permis la collecte de quelques deniers pour aider au traitement des enfants atteints du cancer.

A part ça, il a fait beau !

Dudu 

Pigeard : opti…soins

            Les anciens, ( du temps de la présidence de François Ier !), ont déjà lu quelques titres de mes éditos sur « La Pigeard » que je m’amusais à déformer en « Vous avez dit Pigeard ? », ou « La Pipigeard », « Pigeard et la manière » etc…

            Donc « aux p’tits soins » est la dernière que j’ai commise, et nos généreux sponsors de cette 17 e édition ne m’en voudront pas, j’espère.

            Car elle est plutôt flatteuse.

            Certes il y a eu des années plus fastes, où depuis le café/croissants du matin, la distribution de balles, de pin’s, de l’en-cas du midi avec les délices charcutiers de Stéphane Bidard, les délicieux fromages caprins de Guillaume Fardouet, et des lots prestigieux en abondance arrosés d’un apéro copieux, on sentait une aisance économique, une énergie créatrice, un élan que notre actuel monarque voudrait de nouveau insuffler à notre beau pays. Ce n’est pas encore le cas, et le maintien de la tradition Pigeard au golf du Perche n’en est que plus méritoire, et les 72 participants, qui, à quelques joueurs près, est la participation habituelle à cette animation de juin, ont tous reçu un lot plus ou moins important en fonction de leur talent. François Ier l’a échappé belle avec son approche, qui à 1,5 cm du trou près, lui faisait payer le champagne !

            Il m’a semblé que tout le monde a été ravi d’être là et pour certains encore davantage d’avoir eu la sensation d’avoir bien joué, ou, à défaut d’avoir eu un partenaire qui l’avait fait à sa place. Mon partenaire et moi avions eu cette impression jusqu’à la lecture du palmarès qui a confirmé que c’était un jour faste pour beaucoup, et que malgré une performance que nous estimions honorable, nous étions assez loin dans le classement. Le niveau monte dans ce golf !

            Qu’importe, nous avons fait une très agréable partie en compagnie de charmantes partenaires, ce qui n’est pas le moindre des charmes de ce jeu.

            Enfin, il a fallu que je confirme une certaine maladresse dans mon jeu, par une autre au bar qui m’a fait renverser mon verre de Picon/bière sur le pantalon d’un joueur du Bois d’O qui venait de se changer… je fus gêné et contrit à défaut « d’être aux p’tits soins » !

A part ça, il a fait beau !

Jean-Guy

Une sortie de rêves

 

Nous sommes tous persuadés que Matthieu, comme Martin Luther King, a rêvé. « He had a dream » d’un parcours inconnu, attrayant et sympathique. Il avait entendu parlé de « Jeanne des Anges », mère supérieure du couvent des Ursulines à Loudun, dont le nom évoquait la paix, la beauté et la béatitude, mais qui, ce qu’il ignorait sans doute, était en réalité difforme et laide à souhait.

 

De plus, il avait oublié l’épisode fameux de ce qu’on a appelé « les Possédées de Loudun », ces sœurs cloîtrées dans le couvent sus cité, en proie à une hystérie collective alimentée par un appétit sexuel que le tribunal ecclésiastique de l’époque accusait le prêtre Urbain Grandier d’avoir provoqué et assouvi. C’était une sombre histoire qui a inspiré de nombreux auteurs et cinéastes dont Ken Russel qui a tiré son scénario du livre d’Aldous Huxley, « Les Diables ».

 

Lorsqu’on ajoute à ça, l’histoire de Marie Besnard dite « l’empoisonneuse de Loudun » qui fut acquittée après dix ans de procès, lorsqu’on a découvert que la terre de Loudun contenait une dose importante d’arsenic, il semble que le lieu n’inspire pas une confiance absolue.

 

En y pensant, est-ce que ces fairways hauts et mal tondus ne sont pas entretenus tels quels pour éviter à nos balles de trop rouler sur ce sol empoisonné, voire de les perdre pour ne pas avoir à les toucher ?

 

Est-ce pour une raison identique que les repas servis au restaurant n’incitaient pas les convives à s’empiffrer et à ne consommer qu’un strict minimum ? Que le vin servi au départ avait un goût si peu engageant qu’on a dû commander en supplément des crus honnêtes de la région qui n’en manque pas ?

 

Quoiqu’il en soit, cette sortie restera dans les mémoires de ceux qui y ont participé comme une des plus décevantes, sur un parcours sans intérêt, mal dessiné et mal entretenu, mais qui a permis aux esprits caustiques de la bande, de critiquer en toute liberté et de lâcher leurs humeurs peccantes.

 

Heureusement les Percherons ont quand même été heureux de se retrouver le dimanche, ne serait-ce que pour comparer ce golf avec le leur, et pour reconnaître le bonheur et la chance qu’ils ont d’y jouer et d’y manger mieux que bien.

 

Est-ce nécessaire de citer une fois de plus le gagnant et le perdant de cette amicale compétition ?

 

Je vous laisse deviner l’ordre : Maxime Blanchet, Jean-Guy Dubreuil.

 

De toute façon, remercions Matthieu et Romain pour l’organisation parfaite de cette sortie.

 

À part ça, il a fait beau

 

Jean-Guy

Une épreuve supplémentaire

 

Vous est-il arrivé de serrer les fesses pendant 9 trous ? Certes le stress incontrôlé d’une compétition importante peut écorner votre potentiel golfique durant quelques longues minutes, perturber l’harmonie habituelle de votre geste, raccourcir la longueur de votre drive, être responsable de « hips » au putting, mais bientôt, après un green touché en régulation, et un putt satisfaisant, tout rentre dans l’ordre.

Cette ultime animation d’hiver du 11 mars 2018, que le président avait épicée avec une formule inédite et un peu déconcertante, ne pouvait en aucun cas expliquer la maladresse et entraîner le malaise ressenti durant 2 heures et demie de jeu par votre serviteur.

Dans aucune revue golfique qui se targue de vous donner des conseils judicieux, de vous faire découvrir des astuces, de vous faire débusquer vos défauts majeurs pour améliorer votre jeu, vous ne lirez jamais une rubrique sur le fonctionnement des intestins, et de leurs exigences impératives, et de la manière d’y remédier. Le sujet peu paraître inconvenant, hors de propos, et tout compte fait, comique, mais je puis vous assurer que le golfeur amateur, ou pro (qui fonctionne comme nous !) à qui cette mésaventure arrive, s’il se tord, ce n’est pas de rire.

Je suis sûr que cette mésaventure est beaucoup plus fréquente qu’on ne le croit et c’est d’un voile pudique que l’on occulte le sujet. Aussi, à défaut de trouver des solutions dans les manuels spécialisés dont je vous ai parlé plus haut, je prends sur moi de suggérer des paliatifs et préconiser des exercices qui seront à ajouter à ceux que vous pratiquez sur le practice.

La première des solutions est celle qui nous a été rabâchée durant toute notre scolarité, lorsque la maîtresse nous disait avant d’entrer en classe, vous devez « prendre vos précautions ». C’est vite dit, mais la physiologie est quelquefois capricieuse et contrariante, et le patient dépassé par les événements.

La deuxième consiste à faire travailler son périnée. Si vous ne savez pas situer ces muscles très importants de notre anatomie, je vous conseille d’en parler à Anne qui comblera cette lacune. Donc, entre deux swings, vous faites une pose, et vous enchaînez une série de dix contractions périnéales, à répéter entre chaque changement de club.

La troisième fait appel à toute votre concentration qui se portera sur vos sphincters qui seront eux aussi sollicités, si possible sans faire de grimaces qui pourraient attirer l’attention de tiers dans cet exercice intime.

La quatrième, et la plus sécurisante consiste à déclarer forfait et à vous rendre de toute urgence dans l’endroit qui vous permette de vous soulager avec bonheur, mais pas forcément avec discrétion.

Il est inutile de me remercier pour cette communication qui pourrait vous rendre service un jour, et que avez peu de chance de lire ailleurs que dans ce blog, initialement prévu pour rendre compte des compétions du Week-End.

 

À part ça, il a fait beau.

Jean-Guy 

L’intitulé de cette 5ème journée d’animation d’hiver qui succédait à la quatrième qui n’a pas eu lieu, était bien alléchant et prometteur :                « formule échangisme » !

En ces jours de grands froids on s’attendait à trouver de l’enthousiasme et de l’euphorie en imaginant un « brassage » de joueurs et de joueuses qui se congratuleraient, et qui, après des coups longs, des coups courts, des approches, de longues ficelles vers le trou, créeraient une atmosphère chaleureuse et réconfortante parmi les participants et les participantes… (je ne suis pas un adepte l‘orthographe inclusive !).

Or, l’échangisme en question a consisté à mélanger, par un tirage au sort, les 10 joueurs mâles aux 2 courageuses golfeuses qui ont affronté la bise hivernale de ce dimanche 25 février. La « bise » ! qui a eu la mauvaise idée de nommer ce vent glacial du même vocable que ce geste tendre des lèvres chaudes d’une participante vers la joue froide de son partenaire qui vient de rentrer un putt improbable !

Le sort a concocté des apparentements plus ou moins équitables comme c’est son rôle de Dieu farceur, et il m’a été favorable en m’alliant avec Sompra. Je ne suis pas sûr qu’elle ait eu le même sentiment, mais elle n’en a rien laissé paraître ! Nos partenaires étaient au nombre de trois avec le quadrupède à l’épaisse fourrure qui accompagnait son maître Jeff et Stéphane. Ce dernier rendait ridicule mes pauvres drives en balançant des mines qui en triplaient la distance. Ceux de Sompra étaient également régulièrement devant les miens et j’en venais à trouver que l’égalité hommes/femmes n’était qu’une fable qui se jouait à mon détriment. J’aurais eu tort de m’en plaindre dans la mesure où cela nous rapprochait des greens à portée d’une belle approche. Hélas, on ne peut pas dire que ce fut notre point fort!Nous avons donc rapporté une carte de 47 qui n’avait aucune chance de nous classer parmi les meilleurs comme le furent nos valeureux compagnons de jeu.

Nous n’avions pas chaud, certes ! mais il nous tardait de nous réchauffer auprès d’un bon feu de cheminée. Un feu de cheminée ! Il avait eu lieu quelques jours précédemment en l’absence de tous golfeurs au point de cramer le tablier en chêne et de faire fondre la télé au dessus. La détermination de Fabrice nous a permis cependant de nous mettre à table, et de nous sustenter, dans une atmosphère encore un peu âcre sans doute, mais réconfortante.

Merci au président, aux organisateurs de cette journée qui a somme toute permis aux courageux participants de « faire des échanges »… de point de vues !

Et comme disait Pierre Dac : « Ce n'est pas parce qu'en hiver on dit "Fermez la porte, il fait froid dehors"  qu'il fait moins froid dehors quand la porte est fermée.

 

Jean-Guy (y’avait longtemps qu’on avait pas lu de ses c… !)

Rédigé par AS du Golf du Perche

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